<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341</id><updated>2012-02-16T20:10:40.063+01:00</updated><title type='text'>The Old Sarge's Bugle</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>46</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-115091676464903416</id><published>2006-06-21T21:02:00.000+02:00</published><updated>2006-06-21T21:06:04.666+02:00</updated><title type='text'>Hasard. Signes. Destin ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L’un de mes premiers billets faisait état de la difficulté à changer de milieu professionnel lorsqu’on est estampillé – je dirais marqué au fer rouge comme le veau texan – spécialiste d’un domaine particulier. Un peu comme si l’appartenance audit domaine prenait largement le pas sur l’expérience humaine et les compétences transversales intrinsèques qui sont autant d’atouts majeurs sur lesquels capitaliser dans le pourvoi d’un poste, dans l’engagement d’un collaborateur. Un autre billet vous parlait d’un personnage fabuleux, Le Mathémagicien, qui est un soleil pour beaucoup d’âmes perdues dans la ténèbre des chiffres et un ami d’une fidélité et d’une dévotion peu commune. Ces deux billets n’en font maintenant plus qu’un, un troisième, et voici pourquoi… Travaillant sur un projet commun, on cause, on échange, on partage, ses soucis mais surtout ses envies, ses objectifs. On cause du passé pour mieux revenir au présent. On cause du passé. Après avoir quitté la banque il y a dix ans, le dernier acte majeur en connection avec ce domaine fut la signature d’un crédit hypothécaire auprès d’un banquier compétent, disponible, à l’écoute. Un type bien. Un autre. Comme il en existe quelques-uns qui sont trop bons pour rester où ils se trouvent et finissent immanquablement par progresser. Le Mathémagicien me dit que le profil que je brosse correspond à un de ces élèves et il me donne son nom. Pas possible !!!! Croyez-le ou non, mais c’est précisément la personne dont je lui parlais. Mon ancien conseiller, perdu de vue à la suite de sa promotion. Ni une ni deux, il m’est proposé de lui transmettre mon CV accompagné de quelques bonnes recommandations et de voir ce que ça donne. Un petit coup de piston ne fait jamais de mal, pas vrai ? Mais ce n’est pas tout. Revenons un tant soit peu en arrière. Causons à nouveau du passé. Du passé plus lointain encore. Apprentissage, 1990. Volonté de l’atypique de service de faire autre chose que de la routine d’arpète en entrant dans l’informatique bancaire, encore embryonnaire et pas institutionnalisée dans le programme de CFC. Lobbying maladroit, insistance, obstination et, probablement par lassitude des intermédiaires, opportunité d’entretien avec le boss du département y relatif. Mon discours le séduit, il me donne ma chance. Une chance m’avait-il dit. Pas deux. Une. Retour au présent. Cet après-midi le coup de piston m’a ouvert les portes d’un premier rendez-vous avec l’ancien conseiller susdit, spécialement intéressé par les profils atypiques (putain ça tombe bien me dis-je… très intérieurement). On cause, du présent et du passé relatif à l’entreprise en question (sorte de retour au point de départ dans tous les sens du terme), chronologiquement, j’explique mon trajet du début à l’arrivée. Je cite d’entrée de jeu le nom de la bonne âme qui m’avait donné ma chance il y a seize ans, comme le premier point marquant de ma carrière et BOUM !!! Pas possible !!! Me dit-il. Il a bien voyagé dans la banque, changé d'orientation et c'est maintenant mon responsable direct. J’ai déjeuné avec lui ce matin en lui parlant de votre CV, sans encore lui mentionner votre nom !!! Laissez-moi l’appelez et je lui dit de descendre nous rejoindre. Dix minutes et un joli choc émotionnel plus tard (un peu comme si un pan de passé tout entier revenait figurer le présent) je me retrouve devant des cheveux un peu plus gris, tout comme les miens, au souvenir vivace, prêts à m’offrir l’opportunité d’un entretien, à écouter mon discours, une deuxième fois. Seize ans après. Ne reste que le plus dur. Séduire encore et décrocher la chance, car il n’y en aura pas deux. Le challenge et ce qui se cache derrière (un nouveau métier, radicalement différent) dépasse les idéaux les plus fantasques que j’aie pu formuler et me remplit d’une belle et radieuse énergie. Mais tout de même. Pareil enchaînement de circonstances : hasard, signes ou destin ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-115091676464903416?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/115091676464903416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=115091676464903416' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/115091676464903416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/115091676464903416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/06/hasard-signes-destin.html' title='Hasard. Signes. Destin ?'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-115074346448630373</id><published>2006-06-19T20:56:00.000+02:00</published><updated>2006-06-19T20:57:44.510+02:00</updated><title type='text'>Septante mille pas, environ. Bis.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Mettant fin ici à plus d’un mois d’absence épistolaire – absence qui sera expliquée plus avant dans un prochain billet – je reviens sur mes pas au double sens du terme pour dire et redire quel fut le bonheur d’une longue et belle ballade dominicale, partagée en bonne compagnie. Prévue de longue date après une dernière occurrence avérée il y a précisément un bail, celle-ci devait, à l’origine, voir se réunir et cheminer un gratin fait d’amis gris-vert divers. De gris-vert il ne fut que peu question, mais d’amitié, oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En piste donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un lever dans l’aube, celle qui suit les nuits d’orage où chaque détail de l’horizon est mieux souligné, quelques kilomètres de bitume enroulés et voici les retrouvailles, l’heure pour le trio de laisser dans son dos un bucolique village vaudois comme il y en a tant. Passé un premier rectiligne bordé de champs de seigle qui rappellent le retour du général romain dans son fief du Latium, arrive une première pente légère qui conduit à un pont de bois. Rapides à gauches, marmites à droites et senteurs de sureau. Un sureau qui conduit les grands enfants à partager les souvenirs du temps où ils l’étaient moins. Quelques faibles courbes de niveau plus tard, on retrouve seigle et blé - cousins qu’une simple route sépare - et s’offre un point de vue nouveau sur celui qui était nôtre à l’heure du départ. De fermes en minuscules hameaux, d’anciennes maisons bourgeoises en chapelles-écoles arrive l’heure du premier thé. Celui-ci fut servi par un vieux soldat affable et jovial autant qu’anachronique qui invita les chalands à constater le fumet d’alcool de pruneau rendu par la citerne d’une eau qui se voulait pourtant désaltérante. Exit l’anachronisme et bienvenue au pays où rien ne change. Quelques minuscules grenouilles nous accompagnent alors vers les premières portions ombragées, vers le prochain village. Après une douzaine de kilomètres, les premières amorces de cloques se font sentir, chaloupant des démarches auparavant sûres. C’est aussi le moment de décharger le sac à dos du poids de la subsistance qui le garnit, histoire d’équilibrer les yin et yang du pèlerin. Le deuxième ravitaillement passé, s’entame une montée abrupte puis plus douce dans un paysage de forêt canadienne où un certain œil aiguisé aura détecté la course effrayée d’une belette, préférant l’ombre des troncs empilés à notre compagnie. La moitié de la boucle à parcourir nous tend ses bras et s’apprête à offrir à la contemplation un splendide étang garni de troncs immergés que côtoient quelques nénuphars. Les jambes se font maintenant plus lourdes et douloureuses, tout comme l’astre du jour se met à cogner et faire tourner les têtes. Mais comme la nature est bien faite, une portion d’ombre agrémentée de jolis champs de myrtilles vient tempérer les ardeurs de ce dernier et permettre aux marcheurs de récupérer leurs forces avant de bénéficier d’un nouveau panorama à l’arrière-plan duquel on devine le pays gruérien. Le dernier point de contrôle franchi, il subsiste encore une dizaine de milliers de pas à poser l’un devant l’autre qui deviennent, de l’un à l’autre, autant de lits de clous sur lesquels les improbables et mal préparés fakirs continuent de cheminer. L’eau vient alors à manquer, la foi à tanguer, mais le but est proche. On croise alors de jeunes soldats - très chroniques eux - nonchalamment vautrés sous un parasol, en plein exercice de leur service à la patrie, qui nous indiquent avec force déni de responsabilité ne pas être un checkpoint. Comme si on avait pu en douter. Retour à la civilisation au travers d’un village garni de multiples drapeaux quadriennaux qui indique aux chevaux usés par ce parcours de labeur que l’écurie est proche. Ne reste plus qu’une longue descente casse-pattes, suivie des ultimes mille mètres, tous en montée, et la délivrance arrive. Sept heures trente de belles conversations, de paysage sublimes, de fragrances et de couleurs chatoyantes. Sept heures trente de la douce compagnie de bonnes personnes qui n’avaient rien à gagner à se lever si tôt pour se faire si mal. Si ce n’est le plaisir d’un réveil, le lendemain, où l’on se sent bien vivant, la tête pleine de beaux souvenirs, prêt à en remettre une couche. Plus prêt que jamais en fait. On est peu de chose sous le ciel. Et tellement, en même temps. Merci à tous deux pour ce vrai bonheur. Et bravo.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-115074346448630373?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/115074346448630373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=115074346448630373' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/115074346448630373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/115074346448630373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/06/septante-mille-pas-environ-bis.html' title='Septante mille pas, environ. Bis.'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114780924766985592</id><published>2006-05-16T21:53:00.000+02:00</published><updated>2006-05-16T21:58:04.663+02:00</updated><title type='text'>Le carnaval des animaux</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En périphrasant les oeuvres de Saint-Saëns ou de Tchaïkovski, en y substituant parfois d’autres personnages et en s’offrant pour décor mon jardin sauvage, il se donne au regard de qui s’y trouve un magnifique ballet, orchestré au rythme des visites qu’y rendent une foule d’acteurs choisis. A tous seigneurs tous honneurs, les premiers à s’introduire dans le verdoyant tableau constituant leur royaume sont ses maîtres félins, fiers mâles aux entrechats rappelant les notes aiguës de la clarinette. Pris au raz du sol, lorsqu’on s’allonge dans la pelouse d’un après-midi d’été on se prend à les imaginer tigres. Rois sans rivaux régnants sur leur vaste et feuillu domaine, aussi implacables chasseurs qu’ils peuvent être – à leurs heures – câlins joueurs. Quand ensuite le soleil s’en vient raser les plus hautes branches du bouquet de sapins, de la petite forêt, du sous-bois, on peut avec de la chance y surprendre l’ami mangeur de noisette, enroulant ses acrobaties en déroulant son éclatant panache. Le distinguer en compagnie de sa douce moitié est un plaisir plus rare encore auquel n’accèdent que les patients vertueux, prêts à s’abstraire de longues heures passées à l’affût de ces jolis tourtereaux. Arrive alors le moment où le ciel s’irise de pourpre et contemple, surgissant des haies environnantes à pas mesurés, une famille d’invités piquants ; papa, maman et leurs rejetons en quête de limaces ou – bien mieux encore – des restes d’une grillade dominicale que viendront leur disputer les becs avides de deux bruyantes corneilles. Repus et soufflant de la satisfaction d’un ventre bien rond on les perçoit à la nuit tombante cheminant vers leur abri, vers leur cachette. Il est alors temps de profiter des ultimes lueurs de l’ultime rayon du soleil – celui à qui échoit la charge d’allumer les étoiles – pour se coucher dans une herbe devenue humide et admirer Batman et Robin débarrasser la nuit de ses ennuyeux moustiques. Peu de choses valent un tel spectacle qui tient de la sarabande de Händel. Même le saule pleureur qui voit nicher ces deux hôtes se met à rire de les voir tourner et retourner et retourner encore, dans une musique faite de battements d’ailes de peau et de frôlements. En s’astreignant à la posture du discret, de l’effacé, du silencieux, il est même quelquefois envisageable de se voir gratifier du salut d’un timide monsieur goupil ou de celui d’un farouche blaireau. A l’heure d’un coucher tardif ne reste plus que le silence, majestueux, à peine troublé par le chant nocturne de quelques grillons insomniaques faisant sérénade à leurs belles. Le plus beau cadeau qu’offre ce jardin magique, cependant, ne peut se recevoir qu’à la vaillance d’un lever précoce. C’est aux lueurs de l’aube naissante en effet qu’apparaissent merles, rouge-queue, rouge-gorge, pic épeiche, mésanges et autres merveilles d’une joie colorée, animée. Il faut les voir se chamailler autour d’un bouquet de fraises des bois, de quelques miettes de pain éparses dont ils ont tôt fait de se remplir le jabot ou encore lutter pour être le premier à s’octroyer un bain rafraîchissant dans le petit bassin prévu à leur attention, profitant de la tranquillité qu’offrent les dernières torpeurs félines. Tous ces moments, tous ces charmants et fascinants visiteurs n’auraient pas droit de cité dans un jardin trop propret, coupé tondu au quart de micro poil où l’engrais phosphaté et les graines anti-gastéropodes ont force de loi. Ce minuscule écosystème savamment laissé à lui-même, qui voit se côtoyer prédateurs et proies de toutes sortes, de tous ordres - chacun revenant s’y produire au fil des saisons - est une source intarissable d’émerveillement pour adultes et enfants, une leçon de vie, de persévérance, où il est donné de contempler la fragilité apparente de l’existence autant que le bel équilibre de son organisation. Comme l’harmonie d’une partition conduisant les animaux à leur carnaval.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114780924766985592?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114780924766985592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114780924766985592' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114780924766985592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114780924766985592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/05/le-carnaval-des-animaux.html' title='Le carnaval des animaux'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114737613144015058</id><published>2006-05-11T21:31:00.000+02:00</published><updated>2006-05-11T21:35:31.456+02:00</updated><title type='text'>Dans le confessionnal gastronomique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le Vieux Sergent passe aux aveux. Il se met à table. Un pied sur la brèche du précipice de l’alimentairement inavouable, l’autre sur celle du bon goût socialement admissible, il chevauche l’insondable abîme de perplexité dégoûtée dans lequel ceux que ses choix rebutent ne manqueront pas de le précipiter. Il avoue en outre – plus royaliste que le roi s’il en était régnant sur les vertes prairies helvètes - une préférence certaine pour les produits qui furent et/ou demeurent frappés de la croix blanche. Apôtres de l’insipide, suppôts de la fadeur et autres brocardeurs de pipes à couvercle s’abstenir. En effet, à l’heure où point le jour le Vieux Sergent n’aime rien tant que garnir ses tartines de la mince couche ambrée du Cenovis, tout comme il se repaît du Muesli et de ses flocons. Lorsque le Vieux Sergent commande une panachée à la sommelière, il s’enquiert de savoir si celle-ci mixe bien une moitié de Calanda Brau avec une autre d’Elmer Citro. Si ce n’est pas le cas, il se désaltérera alors au sérum lactique du Rivella ou à l’onde du fruité Sinalco. La viande séchée, le lard sec ou fumé et le pain de seigle, piliers du bien manger valaisan (lorsque les deux premiers ne sont pas grisons par exception) pourraient demeurer les seuls aliments desquels se nourrir que les papilles du Vieux Sergent en seraient éternellement réjouies. Mais ce n’est pas tout, car au beau milieu de ces spécialités dont la saveur – par ailleurs excellente – n’effraie point trop les touristes, s’en nichent d’autres, bien plus redoutables, au nez comme au palais. Tel par exemple un bon vacherin Mont d’Or (au lait cru cela va de soi), dont certains scélérats d’outre Jura tentent en vain de s’approprier la paternité (non mais dites moi que je rêve !), qui sous sa croûte au doux parfum de l’épicéa qui l’enrobe cache un joli caractère, qui s’assouplit quand on le pique d’ail, qu’on l’humecte d’un filet de vin blanc pour le mettre au four. Le Vieux Sergent pourrait continuer ainsi jusqu’à plus faim ni soif, énumérer le pumpernickel que nous disputent les germains et les Habsbourg, la tourte aux noix de cet amour d’Engadine, la salsiz schwitzoise si délicatement relevée ou partir en direction du Choc-Ovo ou de son cousin l’Ovo Sport qui accompagnent les petits en course d’école et les plus grands en course de … bref. S’il était toutefois une spécialité culinaire de notre Heimat à retenir parmi toutes les autres – et c'est là qu'on entre dans l’alimentairement inavouable précité, remontez vos bretelles ! – ce serait le Schabziger. L’arme secrète des vieux glaronnais. Pour le béotien, il s'agit d'un fromage. Et on ne saurait d’ailleurs se prétendre suisse sans y avoir goûté, ne serait-ce qu’une fois. Ce diable verdâtre déguisé d’alu et prenant les traits d’un cône tronqué possède un goût terrible, à nul autre pareil. Si fort, si corsé que les âmes sensibles et les gosiers aseptisés doivent le mélanger à du beurre pour ne pas mourir d’une attaque d’aphtes. Voilà par-dessus tout ce que le Vieux Sergent apprécie. Brut sur une tranche de pain frais, râpé sur les pâtes ou comme touche finale dans une fondue, c’est une valeur sûre. C’est la Suisse dans un petit paquet brillant. Quant aux cailloux que d’aucuns s’apprêtent à lancer à l’idée de voir associés ce fromage d’alpage et les produits qui lui précèdent au terme ‘gastronomique’… et bien qu’ils pleuvent. Le Vieux Sergent n’en a cure, trop épris d’authenticité qu’il est, il défendra cette position sans jamais reculer, fut-ce sous une grêle d’obus. Et quand on lui enverra l’aumônier, il lui redira ce que vous venez de lire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114737613144015058?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114737613144015058/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114737613144015058' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114737613144015058'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114737613144015058'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/05/dans-le-confessionnal-gastronomique.html' title='Dans le confessionnal gastronomique'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114720699554471430</id><published>2006-05-09T22:28:00.000+02:00</published><updated>2006-05-10T08:15:45.976+02:00</updated><title type='text'>48 Laws of Power*</title><content type='html'>Inspiration down tonight. Let's have a taste of someone else's genius for a change ;-)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;#1: Never outshine the master&lt;br /&gt;#2: Never put too much trust in friends, learn how to use enemies&lt;br /&gt;#3: Conceal your intentions&lt;br /&gt;#4: Always say less than necessary&lt;br /&gt;#5: So much depends on reputation – guard it with your life&lt;br /&gt;#6: Court attention at all cost&lt;br /&gt;#7: Get others to do the work for you, but always take the credit&lt;br /&gt;#8: Make other people come to you – use bait if necessary&lt;br /&gt;#9: Win through your actions, never through argument&lt;br /&gt;#10: Infection: Avoid the unhappy and unlucky&lt;br /&gt;#11: Learn to keep people dependent on you&lt;br /&gt;#12: Use selective honesty and generosity to disarm your victim&lt;br /&gt;#13: When asking for help, appeal to people’s self-interest, never to their mercy or gratitude&lt;br /&gt;#14: Pose as a friend, work as a spy&lt;br /&gt;#15: Crush your enemy totally&lt;br /&gt;#16: Use absence to increase respect and honor&lt;br /&gt;#17: Keep others in suspended terror: Cultivate an air of unpredictability&lt;br /&gt;#18: Do not build fortresses to protect yourself – isolation is dangerous&lt;br /&gt;#19: Know who you’re dealing with – do not offend the wrong person&lt;br /&gt;#20: Do not commit to anyone&lt;br /&gt;#21: Play a sucker to catch a sucker – seem dumber than your mark&lt;br /&gt;#22: Use the surrender tactic: Transform weakness into power&lt;br /&gt;#23: Concentrate your forces&lt;br /&gt;#24: Play the perfect courtier&lt;br /&gt;#25: Re-create yourself&lt;br /&gt;#26: Keep your hands clean&lt;br /&gt;#27: Play on people’s need to believe to create a cultlike following&lt;br /&gt;#28: Enter action with boldness&lt;br /&gt;#29: Plan all the way to the end&lt;br /&gt;#30: Make your accomplishments seem effortless&lt;br /&gt;#31: Control the options: Get others to play with the cards you deal&lt;br /&gt;#32: Play to people's fantasies&lt;br /&gt;#33: Discover each man’s thumbscrew&lt;br /&gt;#34: Be royal in your own fashion: Act like a king to be treated like one&lt;br /&gt;#35: Master the art of timing&lt;br /&gt;#36: Disdain things you cannot have: Ignoring them is the best revenge&lt;br /&gt;#37: Create compelling spectacles&lt;br /&gt;#38: Think as you like but behave like others&lt;br /&gt;#39: Stir up waters to catch fish&lt;br /&gt;#40: Despise the free lunch&lt;br /&gt;#41: Avoid stepping into a great man’s shoes&lt;br /&gt;#42: Strike the shepherd and the sheep will scatter&lt;br /&gt;#43: Work on the hearts and minds of others&lt;br /&gt;#44: Disarm and infuriate with the mirror effect&lt;br /&gt;#45: Preach the need for change, but do not reform too much at once&lt;br /&gt;#46: Never appear too perfect&lt;br /&gt;#47: Do not go past the mark you aimed for; in victory, learn when to stop&lt;br /&gt;#48: Assume formlessness&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Doesn't it sound like a huge, true, real happiness ;-)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;*Foundations of the must read book by Bob Greene (Penguin Books. ISBN 0-14-028019-7)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114720699554471430?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114720699554471430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114720699554471430' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114720699554471430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114720699554471430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/05/48-laws-of-power.html' title='48 Laws of Power*'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114711775213125980</id><published>2006-05-08T21:45:00.000+02:00</published><updated>2006-05-08T21:49:12.153+02:00</updated><title type='text'>A l’essentiel</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Au billet récemment publié par l’ami et voisin Variable (&lt;a href="http://dahuvariable.blogspot.com/2006/05/de-lamiti.html"&gt;http://dahuvariable.blogspot.com/2006/05/de-lamiti.html&lt;/a&gt;) faisant référence à une situation tout aussi récente que partagée, je me permets ici de donner écho. Un écho que je souhaite être sobre et sincère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’avoir eu à vivre un premier imprévu briseur de conventions à l’heure où âge, rôle social et responsabilités familiales nous en pétrissent fut d’abord une rare surprise, un motif de discussion ensuite pour finir comme un grand courant d’air rafraîchissant, balayant l’attendu de la situation. Nous rappelant l’existence et le potentiel du grain de sable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De s’être retrouvés autour d’une table anonyme - changement de décor radical - y devisant d’importantes choses du présent en lieu et place de ressasser les habituels mille souvenirs passés aura été pour moi signe de maturité relationnelle. Nous rappelant qu’on est ici maintenant, comme ça. Qu’hier on était, ailleurs, autrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’avoir eu et pris du temps ensuite à l’évocation du tout et des riens qui le constituent, bercé d’un confort qui n’allait pas durer, revenant sur nos pas pour mieux nous en éloigner à nouveau fut un moment de paix luxueuse où le complexe sait s’exprimer par des mots simples. Nous rappelant que le sac est plus léger une fois débarrassé de son superflu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De s’être vu errer au plus sombre de la nuit, en quête d’un abri chimérique, tournant en rond autour d’une solution connue sans se résoudre à son immédiate application aura été un petit d’instant d’aventure relative et un grand moment de liberté absolue. Nous rappelant le bonheur qu’il y a d’avoir le choix, qui prend toute sa dimension lorsqu’on ne l’a plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’avoir eu à échanger le confort hospitalier de la mansarde promise contre une place derrière un volant que je venais de quitter, pour y sommeiller quelques heures à la lumière blafarde du néon fut pour moi un retour aux sources d’une amitié naissante. Qui nous voyait nous écrouler la nuit, vannés, dans les habits que nous portions le jour. Nous rappelant que la camaraderie vraie se cultive de simplicité et s’accommode du dérisoire des situations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De s’être enfin dit au revoir autour de quelques cafés au goût de gages de survie dans la journée, revenant en riant sur l’absurde, le burlesque et le surréel d’une nuit que rien ne permettait d’imaginer, m’aura renforcé dans l’idée que l’important d’une amitié ne se mesure pas plus en temps qu’en distances. Une amitié ne se mesure pas d’ailleurs. Elle se vit. Nous rappelant qu’elle n’est jamais si belle que seule, vraie, nue, brillant dans la nuit, là où il n’y a qu’elle et rien d’autre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114711775213125980?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114711775213125980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114711775213125980' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114711775213125980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114711775213125980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/05/lessentiel.html' title='A l’essentiel'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114660175501425696</id><published>2006-05-02T22:28:00.000+02:00</published><updated>2006-05-03T08:35:46.340+02:00</updated><title type='text'>Lettre ouverte à Votre Excellence</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Excellence, de vous je garde le souvenir d’un homme droit. D’un exemple prêchant par l’exemple. Voilà bien des années que le plaisir et l’honneur de vous côtoyer – ne fût-ce qu’un bref instant entre boue, paperasse et poussière – ne m’a plus échu, mais le souvenir demeure. Bien vivace. Et vos leçons, vos précieux conseils portent leurs fruits aujourd’hui encore pour qui a su les écouter, les prendre pour ce qu’ils furent. Des valeurs simples, utiles, pérennes. Excellence, j’ai comme tout un chacun eu le loisir de suivre votre éminent parcours, remettant bribes et parcelles de celui-ci dans le contexte de l’époque où vous me guidiez et moi vous suivais. Car vous fûtes plus qu’un chef, Excellence, un mentor pour chacun, jamais avare d’une recommandation, chaleureux sans être trop familier, exigeant souvent, dur quelquefois et juste toujours. Et drôle aussi. Un exemple à suivre, un exemple suivi. Prêchant le mérite sans omettre les moins méritants. Amenant ceux-ci à trouver en eux le courage de se dépasser, vous les avez conduits à une juste place dont certains ignoraient qu’elle put être la leur. Votre large culture de toutes choses, Excellence, fut elle aussi un rai de lumière au milieu de la verte grisaille. Rare et d’autant apprécié. Nul doute ainsi qu’on vous trouve revêtu de ce titre que vous portez si bien, après en avoir endossé d’autres, non moins honorables que vous magnifiiez alors. Ce pays et son appareil ont une bien belle fortune de trouver en votre personne un si probant serviteur. Et je me réjouis au titre de citoyen qui est le mien de vous savoir en bonne place au sein de celui-ci après l’avoir été, réjoui, sous une autre forme, en d’autres circonstances. Excellence, il est mille mémoires dont je n’omets pas de me rappeler aux jours de doutes, il est mille petits riens desquels j’aurai la joie sincère de vous entretenir. Peut-être à la faveur d’une rencontre, fortuite, une fois, un jour. Car bien que nos chemins se soient maintes fois croisés, de proche en loin, les attributions qui sont aujourd’hui les vôtres, comme l’étaient celles d’hier d’ailleurs, n’invitent qu’à l’improbable d’une répétition du passé. Puissent, Excellence, les hommes et les femmes qu’aujourd’hui vous menez prendre conscience du privilège qui est le leur de frayer en si bonne compagnie que la vôtre. Puissent-ils s’enrichir à votre contact comme beaucoup d’autres l’ont fait sous vos auspices, pour le bien de ce pays. Excellence, le respect que je vous porte tout comme celui dont vous m’avez gratifié m’apparaîtra toujours comme l’extrême contraire d’un dû que ne manquent pas de cultiver les béotiens, il est un partage, une marque de confiance que je garderai toujours avec moi. Des regards francs, des paroles vraies, de l’exemption d’inutiles ambages qui auront présidés à nos interactions je vous sais gré, Excellence. Et permettez-moi, par ces quelques mots, de vous manifester mon entière considération et mes plus authentiques vœux de succès dans la nouvelle mission que vous embrassez. Qu’ils vous accompagnent, Excellence, comme vous m’avez accompagné. Semper Fi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114660175501425696?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114660175501425696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114660175501425696' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114660175501425696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114660175501425696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/05/lettre-ouverte-votre-excellence.html' title='Lettre ouverte à Votre Excellence'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114638223300382082</id><published>2006-04-30T09:29:00.000+02:00</published><updated>2006-04-30T09:31:03.130+02:00</updated><title type='text'>Sagesse du dimanche matin</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;"Never argue with imbeciles. They'll drag you down at their level and beat you with experience."&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114638223300382082?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114638223300382082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114638223300382082' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114638223300382082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114638223300382082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/sagesse-du-dimanche-matin.html' title='Sagesse du dimanche matin'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114634229004294643</id><published>2006-04-29T22:23:00.000+02:00</published><updated>2006-04-29T22:25:30.536+02:00</updated><title type='text'>Sagesse du samedi soir</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;&lt;strong&gt;"Never argue with ugly people. They have nothing to lose."&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114634229004294643?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114634229004294643/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114634229004294643' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114634229004294643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114634229004294643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/sagesse-du-samedi-soir.html' title='Sagesse du samedi soir'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114623218615015031</id><published>2006-04-28T15:45:00.000+02:00</published><updated>2006-04-28T15:52:05.230+02:00</updated><title type='text'>Alléluia</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;…hosanna, au plus haut des cieux. C’est maintenant une quasi certitude, la Squadra Azzurra sera championne du monde cet été en Allemagne !!! Qui le dit ? Les bookmakers britanniques ? La Gazzetta ? Elizabeth Teissier ? Moi ? Non, non, non, non, non. Vous n’y êtes pas. Mais alors pas du tout. C’est bien plus réfléchi, bien plus sage, bien plus fiable que tous ces derniers réunis. Comme rapporté hier par la Pravda de Kalvingrad-la-Grise, imaginez, bien chers lectrices et lecteurs (et pour ce faire il est tout indiqué que vous restassiez assis) que ce pronostic, que dis-je, cette prédiction est le fait – tout de sérieux, de professionnalisme et de succès garanti qui la caractérise – d’une équipe d’analystes financiers de l’UBS. Permettez-moi donc, dans le souci d’apporter une crédibilité journalistique à mes dires (et de ne pas me faire traiter de doux illuminé par la même occasion) de citer un extrait de l’article du journal susdit dans son édition d’hier : &lt;em&gt;« Les cellules d'analyse de la banque suisse UBS sont reconnues dans le monde entier pour leurs prédictions sur les marchés boursiers, leurs perspectives économiques. Des «pronostics» issus d'outils statistiques de calculs mathématiques ou de comparaisons géopolitiques. Forts de leur expérience, et peut être gagnés par l'euphorie de la qualification de l'équipe suisse à ce championnat du monde organisé en Allemagne, les analystes de l'UBS ont décidé d'utiliser leur science pour établir des pronostics sur cet événement planétaire. Foin de théorie, voilà tout de go leurs conclusions scientifiques: &lt;strong&gt;l'équipe italienne sera victorieuse contre le Brésil en finale&lt;/strong&gt; et sera donc sacrée championne du monde. Les stratégistes offrent ensuite au public impatient l'entier de leur simulation en prédisant que la Hollande perdra contre le Brésil en demi finale, un sort partagé par l'Argentine contre l'Italie ».&lt;/em&gt; Quand on connaît le succès commercial de l’établissement en question, jamais démenti depuis des lustres et encore confirmé ce printemps, l’on présume que celui-ci se construit sur des prédictions d’une fiabilité toute vérifiée. Fiabilité dont les banquiers/prophètes tentent de nous re-persuader en invoquant les prédictions passées, étalées sur les neuf précédentes éditions de la coupe du monde, avérées correctes dans 89% des cas pour ce qui concerne les demi-finalistes. Oui, oui, oui. Je vous vois venir. Il subsiste le risque d’une distribution statistique différente dans les confrontations des équipes constituant le dernier carré. Et 89% ne sont pas 100%. Et bla, bla, bla. Si vous voulez. Mais admettez que ça le fait, que ça en jette. L’UBS nous dit que l’Italie sera championne du monde ! Merde. C’est quelque chose, croyez-moi. Quand elle me dit que les taux hypothécaires vont monter, ils montent. Quand elle m’indique une baisse à venir sur les options et m’invite à vendre, je n’ai pas vendu qu’aussitôt il y a baisse. Quand elle me dit que – bon client que je suis – je suis exempt de frais de tenue des comptes, elle me les facture quand même ;-) Remarquez, pour les non-tifosi et pour tous les autres qui sont comme la fosse, ils peuvent toujours faire comme chez le médecin et demander un second avis à George Soros, peut-être a-t-il une vision différente du résultat, qui sait ? Quand à moi, je me contenterai de crier sous les étoiles que rien que pour ça, M. Ospel mérite bien son salaire. D’ailleurs si la prédiction se réalise au soir du 9 juillet prochain, j’enverrai une invite à l’assemblée des actionnaires pour qu’on le lui double et qu’on arrose à mes frais l’équipe d’analystes qui a pondu le pronostic. Le souvenir de Santiago Bernabéu vaudra bien ça.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114623218615015031?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114623218615015031/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114623218615015031' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114623218615015031'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114623218615015031'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/allluia.html' title='Alléluia'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114608405735051360</id><published>2006-04-26T22:40:00.000+02:00</published><updated>2006-04-26T22:40:57.366+02:00</updated><title type='text'>Etat d’âme</title><content type='html'>Miroir des vanités,&lt;br /&gt;Comme je te regarde,&lt;br /&gt;Mon reflet tu lardes,&lt;br /&gt;Et ne me donnes que vérité,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mirage de l’unité,&lt;br /&gt;De la cité sarde,&lt;br /&gt;Le souvenir me tarde,&lt;br /&gt;Et ne m’apporte que regrets,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Miracle de l’imaginé,&lt;br /&gt;Si attendu, tant espéré,&lt;br /&gt;De l’armure d’airain tu me bardes,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mirabilis, ô enchantée,&lt;br /&gt;Puisse à ta clarté,&lt;br /&gt;Le bronze ne point devenir harde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114608405735051360?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114608405735051360/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114608405735051360' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114608405735051360'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114608405735051360'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/etat-dme.html' title='Etat d’âme'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114590547151096117</id><published>2006-04-24T21:00:00.000+02:00</published><updated>2006-04-24T21:05:22.106+02:00</updated><title type='text'>Mr. Banker</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L’aléatoire d’un choix musical qu’on ne fait pas possède ceci de précieux qu’au milieu de séquences habituelles, qu’on souhaite – ou ne souhaite pas – entendre, il fait quelquefois ressortir le spécial. Le génie. Le diamant. Expérience faite il y a quelques instants où est revenu à mes oreilles un morceau plus entendu, plus écouté depuis longtemps. Trop longtemps à en juger par la puissante émotion qui m’a saisi à son écoute. Une émotion dénuée de tout autre lien à la réalité que les paroles et la musique elles-mêmes. Simples. Terribles. Interprétées de telle magistrale manière qu’elles portent en elles un indicible chagrin. Indicible. Un émoi commande alors de s’asseoir, de rejeter la tête en arrière, paupières closes, regard brouillé. Bientôt noyé. Vient d’abord une guitare, six cordes et rien d’autre. Pincées, grattées, slidées sur un tempo lent. Très lent. Funèbre. Tirant dans les aigus pour mieux s’arrêter, comme autant de sanglots qu’on étouffe. Puis une voix, lasse. Fatiguée. Cassée. Non, brisée. Implorante. Suppliante. Qui arrache le cœur, qui déchire l’âme, qui fait pleurer. Qui m’a fait pleurer. Pauvreté nue, à genou d’un dernier espoir, d’une dernière supplique. Ultime sacrifice. Le dénuement maximum offert à la quête d’une décence minimum. Cinq minutes et dix-huit secondes d’une tristesse presque désincarnée. D'authentique génie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mister Banker, Mister please&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;How much does money mean&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Won't you reconsider Mister&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Won't you do this thing for me&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ain't got no house&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ain't got no car&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;All I got, Lord, is my guitar&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;But you can have that Mister banker&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Won't you bury my papa for me&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Oh Mister banker please&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Listen to how that sound&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;I would not be here on my knees&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;But hey Mister banker&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;It means so much to me&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Oh won't you reconsider Mister&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Won't you do this thing for me&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;I told you Mister&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;I ain't got no house&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ain't got no car&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;I got me a 1950 Les Paul guitar&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Won't you take it Mister banker&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Won't you bury my papa for me&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Oh Mister banker please&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Rossington, Van Zant &amp;amp; King - Lynyrd Skynyrd&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114590547151096117?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114590547151096117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114590547151096117' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114590547151096117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114590547151096117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/mr-banker.html' title='Mr. Banker'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114582196939485901</id><published>2006-04-23T21:51:00.000+02:00</published><updated>2006-04-23T21:52:49.406+02:00</updated><title type='text'>Cavalino Rampante</title><content type='html'>Ecarlate,&lt;br /&gt;Maroquin&lt;br /&gt;Cramoisi,&lt;br /&gt;Lanterne&lt;br /&gt;Cinabre,&lt;br /&gt;Globule&lt;br /&gt;Carmin,&lt;br /&gt;Chaperon&lt;br /&gt;Vermeil,&lt;br /&gt;Ecrevisse&lt;br /&gt;Coquelicot,&lt;br /&gt;Rubis,&lt;br /&gt;Sang,&lt;br /&gt;Homard,&lt;br /&gt;Pivoine,&lt;br /&gt;Hémione,&lt;br /&gt;Tomate,&lt;br /&gt;Boulet,&lt;br /&gt;Infra,&lt;br /&gt;Téléphone,&lt;br /&gt;Alerte,&lt;br /&gt;Piste,&lt;br /&gt;Liste,&lt;br /&gt;Carton,&lt;br /&gt;Octobre,&lt;br /&gt;Etoile,&lt;br /&gt;Voir,&lt;br /&gt;Ardent,&lt;br /&gt;Clair,&lt;br /&gt;Cramoisi,&lt;br /&gt;Eclatant,&lt;br /&gt;Flamboyant,&lt;br /&gt;Foncé,&lt;br /&gt;Franc,&lt;br /&gt;Pâle,&lt;br /&gt;Pompéien,&lt;br /&gt;Pur,&lt;br /&gt;Safrané,&lt;br /&gt;Sombre,&lt;br /&gt;Tendre,&lt;br /&gt;Vif,&lt;br /&gt;Vineux,&lt;br /&gt;Feu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rouge. Rouge !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est mis. Il est remis. Le rouge est mis. Forza Ferrari !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114582196939485901?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114582196939485901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114582196939485901' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114582196939485901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114582196939485901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/cavalino-rampante.html' title='Cavalino Rampante'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114573851838844419</id><published>2006-04-22T22:39:00.000+02:00</published><updated>2006-04-22T22:41:58.403+02:00</updated><title type='text'>La borne des mille</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Un coup de fil. Amical. Matinal mais juste pas trop. Un : « Devine d’où je t’appelle » rhétorique du meilleur escient, suivi d’un point d’interrogation bien vite dissipé par la rapidité de la réponse : « De la borne des mille » ! De la borne des mille. Cinq mots. Deux secondes. Quinze ans. Mes yeux clos revoient, dans l’immédiateté de l’instant, un pic entamant sa découpe sur le ciel de l’aube, comme dans le tableau de Hodler. « Si tu voyais le Stockhorn en arrière-plan, c’est magnifique » entends-je alors, comme si la réalité présente rejoignait celle du passé. Le Stockhorn. Comme un veilleur. Toujours là. Eternel. Couvrant d’ombre les vallées. Surplombant la plaine de sa majesté. Offrant sa silhouette aux premiers regards du matin. De la borne des mille. Un évanescent souvenir me caresse alors. De la borne des mille. Depuis quand n’ai-je plus entendu prononcé le nom de ce lieu ? Des âges. Il me semble presque que c’était hier, pourtant. De la borne des mille. Une borne. Une ligne qui n’existe que dans l’esprit de ceux qui l’ont un jour franchie. Un mât qui regarde passer les marcheurs comme les phares le font des bateaux qui doucement glissent devant l’œil unique de leur lampe. Une balise. Un endroit anonyme qui dit « Courage ! » à l’aller et « Bravo ! » au retour. La place où l’on laisse, au matin, des espoirs qu’on retrouvera le soir, la nuit venue. De la borne des mille. De la borne des mille, on se régale de Hodler en allant vers le sud, les épaules chargées du poids de la journée à venir et on voit poindre, lorsque celle-ci est venue, des lumières vacillantes traçant le rectiligne du nord. Ultime mais interminable. Interminable mais béni, parce qu’ultime. Combien de fois la borne des mille m’a-t-elle regardé la passer ? Combien de fois ai-je dressé les yeux sur son mât ? Et d’autres avec moi. Cent fois ? Peut-être plus. Qu’importe. Je ne la franchirai plus maintenant. Je ne goûterai plus à la poussière qui s’y soulève. Mais je l’ai fait. On l’a fait. On y était. Tu y étais ce matin. Et tu as eu cette pensée pour moi. Tu m’y as ramené. J’y suis revenu. A la borne des mille. Merci.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114573851838844419?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114573851838844419/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114573851838844419' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114573851838844419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114573851838844419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/la-borne-des-mille.html' title='La borne des mille'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114553247317568745</id><published>2006-04-20T13:27:00.000+02:00</published><updated>2006-04-20T13:31:04.326+02:00</updated><title type='text'>Reveille</title><content type='html'>Toi qui ceci liras,&lt;br /&gt;Sur ce &lt;a href="http://www.fas.org/man/dod-101/sys/land/docs/18reveil.mp3"&gt;lien&lt;/a&gt; alors cliqueras,&lt;br /&gt;Lorsque du sommeil sortir tu voudras.&lt;br /&gt;La mélodie ainsi tu entendras,&lt;br /&gt;Au Vieux Sergent tu penseras,&lt;br /&gt;En douceur donc te réveilleras,&lt;br /&gt;Et pour la journée le coeur léger tu auras.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114553247317568745?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114553247317568745/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114553247317568745' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114553247317568745'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114553247317568745'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/reveille_20.html' title='Reveille'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114553023734946871</id><published>2006-04-20T12:40:00.000+02:00</published><updated>2006-04-20T12:51:31.256+02:00</updated><title type='text'>Sagesse congolaise</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:180%;color:#ffff00;"&gt;« Il vaut mieux être accueilli par quelqu’un à bras ouverts que par personne à Brazzaville ». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Kurt Mebone&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114553023734946871?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114553023734946871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114553023734946871' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114553023734946871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114553023734946871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/sagesse-congolaise.html' title='Sagesse congolaise'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114545516189934897</id><published>2006-04-19T15:55:00.000+02:00</published><updated>2006-04-19T15:59:21.913+02:00</updated><title type='text'>Irrationalité économique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Alors là, j’incline bien bas mon chapeau, son aigrette en plume de coq et tout le fourbi qui va avec. Je m’agite et gesticule tel Don Salustre devant sa reine et poursuit en de frénétiques génuflexions et applaudissements. Des deux mains, je salue à tout rompre un nouvel acte de défiance aux limites quantiques de la connerie. Preuve que le génie de l’homme en la matière demeure pétri de larges ressources dont l’esprit le plus imaginatif ne saurait commencer à entrapercevoir la vaste étendue. Or donc, pour ceux qui ne le sauraient pas, le Vieux Sergent travaille pour gagner sa vie. Non pas que ce soit spécialement de bon goût, je vous le concède, mais c’est ainsi. Je travaille donc pour vivre – comme beaucoup le font – au service d’autres qui me font travailler pour vivre. Et en bon sergent discipliné que je suis, j’exécute ma mission jusqu’au bout, dans le respect de ses lois économiques visant à générer un profit supérieur à celui qui prévalait antérieurement dans la société qui m’emploie. Jusque là, rien que de très normal direz-vous. En postulant donc du profit économique comme d’un but en soi et sans préjuger de sa pertinence sociale ou morale, on est forcé d’admettre que pour atteindre ce but (et n’importe quel autre but en fait), des moyens sont nécessaires. On est également forcé d’admettre, toute choses étant égales par ailleurs, que le profit ne se génère qu’à la condition que les produits soient supérieurs aux charges. Bref, passons. Arrive un jour il y a de ça quelques mois où mon employeur, pour rendre service à un de ses clients, embauche un collaborateur dont ledit client ne voulait plus, pensant que ce coup de main induirait de possibles nouvelles affaires. Pourquoi pas ? Cette embauche ne correspondant toutefois à aucun réel besoin – exit une quelconque opportunité de facturation donc –, il se posa très vite deux questions essentielles. La première relevant de l’occupation du nouvel arrivé. Qu’allait-il faire à part percevoir son salaire ? La seconde relevant de la répartition de la charge extraordinaire que ce dernier ferait peser sur le résultat. Sur quelles unités économiques de l’entreprise le fardeau supplémentaire reposerait-il ? Réponse de l’employeur à ces questions : « Yaka l’envoyer chez tel client X, j’ai entendu qu’il y a surcharge de travail là-bas ». Question du Vieux Sergent : « OK, mais comme on ne peut pas le facturer, où impute-t-on le surcoût occasionné ? ». Réponse de l’employeur : « Voyez ça avec le directeur financier, peu importe, ça sera vite amorti avec les nouveaux contrats qu’on va décrocher grâce à mon audacieuse manœuvre ». Le directeur financier étant une sous-espèce de psychopathe avec qui une conversation autre que « Bonjour » et « Au revoir » est impossible à tenir, le cas fut par lui seul réglé. Neuf mois et pas un nouveau contrat plus tard, resurgit le problème de la perte, du poids de la charge non compensée par un produit équivalent ou supérieur. Se réunit alors le comité de direction durant lequel il est statué sur cette affaire. Il en ressort que la direction financière aura coupé au plus simple en impactant le fameux client X du poids de cette nouvelle charge (qui dans les faits ressemble plus à un investissement qu’à une charge si on y regarde de plus près) amenant à la publication locale d’un résultat négatif pour ce dernier. Logique élémentaire, les charges étant devenues auprès de celui-ci supérieures aux produits. Grosse interrogation entre la poire et le fromage : « Que faire d’un client déficitaire depuis neuf mois ? ». La réponse arrive avec le café : « Yaka dénoncer le contrat puisqu’il ne rapporte plus rien ». Dont acte. Vox domini, vox Dei. En lieu et place d’admettre le fourvoiement de l’option initialement retenue et de se séparer du collaborateur économiquement improductif malgré lui, il me fut donc demandé aujourd’hui de dénoncer un contrat profitable depuis six ans et d’envoyer cinq personnes au chômage sous le prétexte que la société perd de l’argent. Du tout grand art dans l’incurie managériale, dans la gestion financière à l’emporte-pièce, dans la plus sublime et monumentale bêtise. Ainsi, se lever chaque matin pour se voir entouré de si tristes sires, s’appliquer à les faire devenir riches pour qu’aussitôt ils s’en empêchent, contrevenant à leur plus simple intérêt et par ricochet au mien et à celui des forces vives de leur entreprise, tout cela me dépasse. Comment un groupe « dirigeant » une entreprise jusqu’ici pérenne peut-il parvenir à stade si avancé de débilité mentale ? Il faut le voir pour le croire. Mon prochain billet pourrait bien prendre la forme d’un CV…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Errare humanum est, sed perseverare diabolicum.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114545516189934897?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114545516189934897/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114545516189934897' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114545516189934897'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114545516189934897'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/irrationalit-conomique.html' title='Irrationalité économique'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114539130721701731</id><published>2006-04-18T22:11:00.000+02:00</published><updated>2006-04-18T22:15:07.230+02:00</updated><title type='text'>Doublons à échanger</title><content type='html'>Pour les fans de Star Wars,&lt;br /&gt;2 emblèmes ‘FIFA World Cup Germany 2006’.&lt;br /&gt;N°4&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les amoureux du charme bucolique de la Ruhr,&lt;br /&gt;2 stades de Gelsenkirchen.&lt;br /&gt;N°8&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les adorateurs de Panzer-Fussball uniquement,&lt;br /&gt;Le portrait de la Mannschaft au grand complet.&lt;br /&gt;N°17&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui me citeront sans faillir la capitale du Costa Rica,&lt;br /&gt;Un certain Walter Centeno.&lt;br /&gt;N°47&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les tillmanniens avertis,&lt;br /&gt;1 Frank Lampard et 2 Michael Owen.&lt;br /&gt;N°106 et 110&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les royalistes scandinaves et autres aristocrates,&lt;br /&gt;2 boucliers frappés d’une croix d’or sur fond d’azur.&lt;br /&gt;N°151&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui ne pleuraient pas avec moi le 25 juin 1978,&lt;br /&gt;Les lauriers de l’AFA.&lt;br /&gt;N°170&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui parlent le serbo,&lt;br /&gt;Le timide sourire de Dragan Mladenovic.&lt;br /&gt;N°218&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les gourmets amateurs de bacalau en sauce,&lt;br /&gt;Le double menton de Nuno Valente.&lt;br /&gt;N°288&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui préfèrent deux photos sur une vignette,&lt;br /&gt;Les ghanéens John Pantsil et Emmanuel Pappoe.&lt;br /&gt;N°315&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour assouvir une soudaine fièvre de ‘Joga Bonito’,&lt;br /&gt;1 Juninho et 1 Kaka.&lt;br /&gt;N°389 et 392&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui parlent le croate,&lt;br /&gt;Le sourire timide de Niko Kranjcar.&lt;br /&gt;N°407&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un bon départ de feu dans la cheminée ;-),&lt;br /&gt;Les 3 F surmontés du gallinacé.&lt;br /&gt;N°455&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux que séduit l’exotisme asiatique,&lt;br /&gt;Le coréen Anh Jung-Hwan.&lt;br /&gt;N°509&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux dont le pendule oscille un peu moins à l’est,&lt;br /&gt;L’équipe d’Ukraine et son numéro 7 qui joue en club dans la mauvaise équipe.&lt;br /&gt;N°549&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui passeront leur été à Djerba ou Hammamet,&lt;br /&gt;Adel Chadli et Imed Mhadhebi.&lt;br /&gt;N°579 et 585&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour les anthropologues du football,&lt;br /&gt;Mabrouk Zaid et Saheb Al Abdullha.&lt;br /&gt;N°589&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A échanger contre des équivalences dont vous tous, très chers et non moins nombreux lecteurs et lectrices, n’auriez plus l’usage. Faire offre sous rubrique 'Commentaires'.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114539130721701731?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114539130721701731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114539130721701731' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114539130721701731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114539130721701731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/doublons-changer.html' title='Doublons à échanger'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114538802832331213</id><published>2006-04-18T20:23:00.000+02:00</published><updated>2006-04-18T21:20:28.336+02:00</updated><title type='text'>Canis vulgaris</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il est des choses, des comportements qu’on ne comprendra jamais vraiment. Au hasard de deux évènements du week-end pascal je me suis donc trouvé confronté à l’incompréhensible. Le premier, un long jogging en forêt et le second, une halte, une pause sur une de ces places de jeu pour enfants. L’un aurait pu être profitable et l’autre plaisante, n’était l’incommensurable sottise, l’insondable abysse de bêtise, l’infinie stupidité d’individus que les lois et ceux qui les font s’acharnent à protéger. Sans vouloir revenir sur une polémique encore brûlante même si j’y reviens quand même (allez comprendre le paradoxe…) je me suis donc retrouvé dimanche dans la forêt, à courir après ma gloire passée que j’ai trouvé encore bien présente, au demeurant. iPod™ aux oreilles, Hydrastorm™ au dos me voilà cheminant dans un bonheur salé de sueur. Jusqu’au croisement de premiers civils pas très civils. Leurs multiples canidés en liberté (notez, j’ai rien contre tant que…), la laisse nonchalamment jetée autour de la nuque à la manière d’un certain docteur télévisé, loin, très loin du ‘tant que…’ susdit, en fait. Corollaire immédiat de la nonchalance humaine, la bête retrouve son instinct, détecte sa proie et s’y attaque. Rappelez vos bêtes ! Pas de réaction. Rappelez vos bêtes !!! Toujours pas de réaction, ou si peu, et si tardive. Il aura fallu se débattre, prendre une attitude menaçante à l’égard des toutous, puis les repousser, puis les frapper, pour se faire taxer in fine de sauvage, de tortionnaire du meilleur ami de l’homme. Et que la forêt est à tout le monde. Et que je n’ai qu’à aller courir ailleurs (où ? Sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute ?). Et que c’est mon attitude de coureur ostentatoire qui excite les chiens. Et caetera, à l’avenant. Après une bonne grosse explication et quelques copieuses insultes plus tard, on arrive au lundi. En famille cette fois dans un endroit où le Vieux Sergent ne dérange plus personne depuis bien longtemps. Seul subsiste un vague risque d’insolation. Et bien non. Autant le jogger ennuie le canis vulgaris dans la forêt, autant les pires spécimen de son ordre semblent s’inviter en bienvenus sous les toboggans, entre les balançoires. Malheur alors au gosse qui prend peur et malheur aux parents qui s’en vont alors rappeler à l’autre bout de la laisse son moindre devoir de bienséance et de cession de priorité. C’est reparti pour un tour : « Y’a une loi qui interdit à mon chien de se promener où il veut ? ». Que répondre à ça ? Comment comprendre l’incompréhensible ? Et quand bien même y en aurait une, de loi, qui la ferait appliquer ? Il faudrait fliquer forêts et places de jeu, qui plus est un jour férié ? Infaisable. Tout le monde le sait et personne n’en voudrait de toute façon. Moi compris. Alors quoi ? Faire le poireau en attendant de se faire bouffer, voir son gosse crever de trouille à un endroit qui est le sien avant de se faire mordre ? Annoncer ensuite "l'incident" au vétérinaire le plus proche. Qui avisera les autorités. Les autorités de quoi ? La seule autorité que je vois ici c’est celle du plus fort. Celui qui mord. Faut-il dès lors, faute de responsabilité personnelle des uns, que les autres joggent Spyderco™ en main, prêts à mettre définitivement hors d’état de nuire un chien qui fondamentalement ne peut lutter contre son instinct ? Faut-il se munir de son ASP™ pour pousser ses petits sur leur balançoire ? S’apprêter à faire jaillir quelques bons centimètres d’acier sur un museau probablement innocent mais assurément hors de tout contrôle autre que celui de la contrainte ? Comment comprendre que l’homme épris de liberté que je suis doive s’en retourner à l’âge de pierre, à des usages qui prévalaient en leur temps à l’ouest du Pecos, pour s’offrir le droit d’une course en forêt, d’une halte au cheval à bascule ? J’ai essayé de comprendre. J’ai tourné et retourné la question. Sans y trouver la moindre réponse. Mais je suis sûr d’une chose que les libertaires oublient, préférant se gausser des gens comme moi qu’ils auront tôt fait de traiter à tort de fasciste : il n’existe pas de liberté sans responsabilité. Et qu’il est facile d’oublier sciemment la seconde pour mieux réclamer la première comme un dû…&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114538802832331213?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114538802832331213/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114538802832331213' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114538802832331213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114538802832331213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/canis-vulgaris.html' title='Canis vulgaris'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114513244347769393</id><published>2006-04-15T22:18:00.000+02:00</published><updated>2006-04-15T22:20:43.493+02:00</updated><title type='text'>Il a sonné dix heures</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il a sonné dix heures au clocher du village, tout proche. Dix coups ont tinté au clocher d’une soirée qui débute, se poursuit ou se termine. J’étais sur la terrasse, appréciant la douce fraîcheur de cette pluvieuse soirée de printemps lorsqu’ils m’ont surpris. Lorsqu’ils ont interrompu mes rêveries. Et il en viendra d’autres. A chaque nouvelle heure. Diurne ou nocturne. Combien de nuit d’insomnies, d’arrivées tardives furent rythmées au son du bronze villageois ? De miennes, il en fut quelques unes. Combien de réveil ? Volontaires ou non. Combien de fois le carillon a-t-il résonné depuis le VIème siècle fondateur ? Combien d’âmes aura-t-il raisonné ? Combien ? Les cloches, pour qui vit à leur proximité immédiate, suscitent invariablement ou inclinaison ou aversion. Jamais d’indifférence. Il y a les disciplinés pour qui sonnent l’Angélus et le Sanctus. Les tristes, les inconsolables pour qui sonne le glas. Les prudents, les angoissés, les catastrophés, ceux pour qui sonne le tocsin. Il y a les écoliers pour qui sonne le carillon d’une récréation attendue. Il y a ceux qui y voient  du charme. Celui d’une campagne rythmée à l’ancienne. Où le beffroi ramène les pressés à l’heure qu’il est au moment où il sonne. Où il rappelle aux retardataires celle qu’il était, mais trop tard. Et puis il y a les autres, ceux qui y voient du bruit, un dérangement. Une intolérable intrusion dans le silence de leurs nuits. Comme souvent l’est pour ceux-ci le chant du coq du matin, d’ailleurs. Autant de bris de sommeils qui, eussent-ils été justes, n’eurent peut-être pas été rompus. Qui sait ? Ces cloches, je les aime. J’aimais, au retour de nuits de travail, entendre le carillon me dire le peu qu’il me restait à dormir J’aimais l’entendre au matin, se moquer – le coquin – de mon teint peu frais et dans le même temps honorer la vaillance de ceux qui se lèvent. J’aime sortir sur la terrasse aux heures pleines. Juste pour l’entendre. Juste pour me rappeler que l’agitation du monde est rythmée ici de la même façon depuis plus de 1400 ans. Qu’une heure est une heure. Qu’on en fait ce qu’on veut. Ce qu’on peut. Et par-dessus tout, faisant entorse au régime du catholique que je suis, je me réjouis que ce coin de pays qui m’offre l’hospitalité depuis tant d’années soit protestant. Eh oui, si les cloches ont sonné ce soir c’est qu’elle ne sont pas parties pour Rome…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joyeuses Pâques à tous, brillants lecteurs.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Votre Vieux Sergent.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114513244347769393?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114513244347769393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114513244347769393' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114513244347769393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114513244347769393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/il-sonn-dix-heures.html' title='Il a sonné dix heures'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114491136405850671</id><published>2006-04-13T08:49:00.000+02:00</published><updated>2006-04-13T08:56:04.070+02:00</updated><title type='text'>Les mirettes qui brillent (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;…Au réveil (mais avions-nous seulement dormi ?), solide petit-déjeuner et félicitations répétées et sincères de la famille d’accueil pour l’exploit retentissant de la veille. C’est alors que nos hôtes nous proposèrent, avant le rendez vous prévu à 11 heures dans le saint des saints, de nous faire visiter un autre sanctuaire. Un morceau d’histoire qui prit sa triste forme un jour de 1949 sur une des collines qui dominent Turin. On y apprit le cœur serré que l’autre club, celui à qui n’allait pas forcément nos faveurs - le Toro comme il est appelé affectueusement par ses tifosi - perdit alors 31 de ses membres dans un accident d’avion après avoir gagné 4 scudetti d’affilée. La meilleure équipe d’un pays qui disparaît. Un coup de poignard, un terrible coup de poignard qui nous invita alors au respect et au silence. Mais le foot reprit le dessus. On nous offrit écharpes, drapeau, maillots, fanions et photos à la gloire de la Vieille Dame, pourvus par les nombreux stands sis autour du mémorial de Superga avant de redescendre préparer nos affaires pour le Grand Moment. Départ, 20 minutes de voiture. A mesure qu’on approche on sent nos estomacs se nouer, tomber dans nos talons et nos cœurs se mettre à battre plus vite. Cinq ans avant ce jour j’avais eu l’occasion d’assister à mon premier (et dernier) derby Juve-Toro dans le Communale. Debout, sur la pointe des pieds, aux places situées plus bas encore que la pelouse, je m'étais régalé de la magie du spectacle et de l'ambiance surtout. Cette ambiance de cathédrale en fête. Mais aujourd’hui rien n’était plus pareil, nous allions fouler la pelouse elle-même. Et tout ça devenait trop grand, trop fort, trop tout en fait. Au point que je me souvienne de chaque image, de chaque geste que j’ai pu faire. Comme s’il venait précisément d’être fait. Sortir de la voiture, descendre dans les vestiaires où régnait le même silence respectueux que celui dont on fait preuve dans les lieux de recueillement. Ne pas piper mot, ne pas faire un bruit. Regards croisés lourds de sens et d'émotion. Astiquer mes chaussures jusqu’à les user de brillance. On n’en menait vraiment pas large, croyez-moi. Trois matches devaient se tenir en ouverture de la partie principale, trois parties de trente minutes. Les deux premières opposant les vainqueurs des quarts de finale de la veille et la troisième, ultime confrontation des vainqueurs restants. On jouerait la seconde des deux premières parties, comme il était prévu. Depuis le vestiaire on percevait, deux heures avant la vraie partie, la rumeur du public qui était déjà sur place, grossissant à mesure que les gens arrivaient et prenaient place. Et puis nous sommes enfin sortis du vestiaire et avancé vers le tunnel s’ouvrant vers l’Antre. Un stade de 65000 places. Une autre planète. On devinait aux chants des tifosi qu’il y avait du monde déjà. Beaucoup de monde. Vient alors notre tour. Annonce du speaker. Applaudissements nourris et sang qui se glace. Tête qui tourne. Le mélange d’une insondable fierté et d’une terrible peur aussi. Trop étourdis par le contexte ahurissant et jouant contre des sportifs largement plus talentueux, qui voyaient probablement plus loin que nous en terme de carrière, nous avons été laminés. Score sans appel de 9-1 après les 30 minutes. Mais nous n’avons jamais été ridicules et l’honneur sauvé aura été salué bruyamment par le public dans un écho que j’entends encore. Je l'entendrai toujours. Mais ce n’était pas tout. A peine avions-nous commencé à apprivoiser ces riches émotions en regardant cette finale que nous ne jouerions pas, à peine celle-ci terminée que les équipes participantes ont été rappelées dans le tunnel pour accompagner les joueurs à l’entrée du match officiel. De ce moment en particulier, j’aurai souvenir au soir de ma vie. Avoir serré la main de nombreux héros de 1982 qui étaient là tout à côté de moi, les avoir vu jouer en vrai, assis cette fois sur le bord du terrain, plus près que jamais. Puis avoir eu l’honneur d’une séance de dédicaces après la partie, au sortir du vestiaire. Des héros mais des gens simples. Un petit mot, un regard, une tape dans le dos, une main qui t’ébouriffe les cheveux. Un sourire. Du bonheur. Pur. Des larmes de joie et des choses à raconter. Quand on a eu cette chance, cette chance de vivre des moments si uniques, on ne peut regarder le football qu’avec des yeux exaltés, contemplatifs. Quand on a eu la chance de se trouver pour quelques secondes d’éternité devant de pareils monuments, on fait un serment : Juventino, Sempre ! Et quand on a eu cette chance, les mirettes brillent pour toujours.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114491136405850671?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114491136405850671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114491136405850671' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114491136405850671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114491136405850671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/les-mirettes-qui-brillent-partie-2.html' title='Les mirettes qui brillent (Partie 2)'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114487085547741745</id><published>2006-04-12T21:32:00.000+02:00</published><updated>2006-04-13T09:16:23.696+02:00</updated><title type='text'>Les mirettes qui brillent (Partie 1)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;[A la demande de la Juventina. C'est une histoire tout ce qu'il y a de vraie. Encore que 20 ans plus tard, je me demande si tout ça, si beau, si formidable, n'était pas un rêve. Désolé pour le style, c'est écrit au kilomètre, dans une émotion qui m'étreint comme si j'avais à nouveau 13 ans. La suite, la fin - le meilleur - viendra... demain.]&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On était partis un vendredi matin au bénéfice d’un congé spécial de l’école. En car, depuis le stade communal. On avait laissé derrière nous le petit cabanon de bois mélangeant vestiaires, bac-à-laver-les-godasses et buvette, le petit terrain de gravier, puis l’autre plus grand, garni d’une herbe si belle verte que nous n’osions le fouler aux jours de pluie, craignant le courroux du cantonnier. Car en Suisse le beau gazon est préservé, il est réservé à la première équipe, aux grands. Les adolescents, les juniors C en particulier n’y ont droit que quand il fait beau. Le reste du temps on renvoie leurs matches aux calendes grecques. Mais je m’écarte du sujet principal. Nous étions donc parti un vendredi du bout du lac que nous avions longé jusqu’à la naissance des Alpes, pour franchir celles-ci là où les chiens portent des tonneaux autour du cou. Descente sur Aoste et (à cette époque-là, pas de tunnel d’évitement) traversée du bourg pour nous diriger tout droit vers ce que nous estimions tous être la Mecque du football. Turin. C’était la deuxième fois que j’y allais et je n’avais pas la moindre simple idée de ce qui m’attendait. Arrivé dans la banlieue piémontaise, on stoppe dans un quartier populaire, comme celui d’où l’on vient en fait, un peu plus grand seulement, où nous sommes reçus par nos familles d’accueil pour le week-end. Des gens charmants, attentionnés, hospitaliers comme on n’ose pas l’imaginer, le cœur sur la main. Echanges de quelques mots baragouinés par nous autres dans un italien très modeste et repas à la maison. La notion de repas est ici un à prendre dans un sens large, très large. Une vraie sainte cène, et ce n’était que midi. Antipasti puis quartiers de pizza avant une pasta maison à laquelle succèdera une piccata aux aubergines pour finir par du Panettone au dessert. Le tout deux heures seulement avant le premier match d’un tournoi de deux jours qui verra les deux premiers classés – des putains de chanceux nous disions-nous alors grossièrement – se voir offrir leur finale en entrée du match Juventus-Sampdoria du dimanche. Autant dire une invitation pour le Paradis, assis à la table du Bon Dieu, sans blasphème, qu'Il me pardonne. Aussi hallucinante et belle qu’improbable. Inatteignable. Et pourtant. Une fois entrés dans le stade de quartier qui doit au bas mot contenir un millier de spectateurs, parents, amis et cousins du coin, premier choc. Une fois compris que là-bas l’herbe verte n’existe qu’au Communale, après avoir craqué sous une première pression et surtout face à des joueurs qui à 13 ans avait l’air d’en avoir 18, on a trouvé quelques repères et joué sur nos qualités. Perdu un premier match et gagné tous les autres jusqu’au quart de finale qui, s’il était remporté, nous offrait l’inimaginable, l’inconcevable. Celui-ci s’est terminé à 22 heures et quelques, aux penalties. Et je m’en souviens comme si je venais de terminer le match. Première série de 5 tirs, tous au fond, dont le mien et ceux de tous nos adversaires. Arrive la seconde vague dite du premier qui rate. Le turinois tire en force, sur la latte. Emotion intenable. Insoutenable. Et le grand Xavier, notre grand blond, tout bonhomme, tout penaud, nous bricole un amour de contre-pied qui nous envoie droit dans les nuages. Mon Dieu comme on a ri, crié, pleuré à chaudes larmes avant de rire encore et de pleurer à nouveau. A 13 ans. Pas le droit de jouer quand il pleut sur notre billard de campagne qui accueille deux pelés et trois tondus chaque dimanche et on est invité au Stadio Communale pour jouer sur le même terrain que Platini, Boniek, Rossi, Scirea, Tardelli, Cabrini et les autres. Nos idoles. Nos modèles. Il y avait de quoi ne pas dormir ce samedi soir là. Il y avait de quoi se pincer et se repincer pour y croire. De quoi avoir les mirettes qui brillent.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Fin de la Partie 1. Mi-temps. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114487085547741745?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114487085547741745/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114487085547741745' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114487085547741745'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114487085547741745'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/les-mirettes-qui-brillent-partie-1.html' title='Les mirettes qui brillent (Partie 1)'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114478417539919081</id><published>2006-04-11T21:34:00.000+02:00</published><updated>2006-04-11T21:36:15.413+02:00</updated><title type='text'>Philosophie de salon</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cogito ergo sum. Je pense, donc je suis. Et j’écris. Scripto donc. Ergo sum, à nouveau. J’écris, donc je suis. Je pense, j’écris, je suis. Tout bien pensé, je pense ce que j’écris sans toujours écrire ce que je pense. Mais toujours je suis, puisque toujours je pense. Sans quoi je ne serais plus. Je pense même être ce que j’écris sans que j’y pense pourtant lorsque je le suis, alors que néanmoins je pense. Cependant, et tout bien écrit, je pense être celui que je pense au moment où je le suis, sans forcément l’écrire, alors que pourtant j’y pense. Que penser suffit à être. Sans oublier que toujours je suis ce que j’écris, sans toutefois être ce que je pense quand je l’écris. Ainsi, suis-je parce que je pense ou par ce que j’écris ? Parce que j’écris ou par ce que je pense ? Et ne dois-je pas tout simplement être pour penser, donc pour écrire et l’écrire ? Nous sommes conscients avant de naître, certes, mais le sommes-nous avant d’être ? Et s’il faut penser pour être, ne serions-nous tout simplement pas puisqu’il nous faut être pour penser ? Cogito ergo sum ? Scripto ergo sum ? Ou sum tout court ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114478417539919081?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114478417539919081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114478417539919081' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114478417539919081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114478417539919081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/philosophie-de-salon.html' title='Philosophie de salon'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114465678733335530</id><published>2006-04-10T10:08:00.000+02:00</published><updated>2006-04-10T10:14:51.246+02:00</updated><title type='text'>L’Album à remonter le temps</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;[En complément de précédents billets de Mafalda, sur un sujet qui n'a pas fini de nous faire écrire, lire et récrire...]&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous étions l’insouciance, les têtes blondes d’alors pour qui loisirs et temps libre ne rimaient qu’avec ballon. Une cour d’immeuble animée comme seules peuvent l’être celle des quartiers populaires. Des suisses, des italiens, des espagnols, des portugais et des que sais-je encore. Enfants d’un âge où de la nationalité ne ressortait que le nom des équipes auxquelles allait notre cœur. On vivait le gros printemps 1978 et mes copains et moi notre première vraie coupe du monde. Ce fut l’époque où nous délaissions le Pif Gadget hebdomadaire pour investir l’entier de notre argent de poche dans de précieuses vignettes, obtenant même pour l’occasion des rallonges inattendues, inespérées, les parents se prenant au jeu comme leurs rejetons. Il faisait beau, chaud, et sitôt sortis de l’épicerie nous communiions, assis à même trottoir, devisant sur la malchance de ne posséder que d’obscurs joueurs alors que le voisin se payait les frères Van De Kerkhof et Johny Rep dans la même pochette. Et qu’on s’échangeait un Bettega contre trois Trésor, un Keegan contre quatre Rocheteau, un Kempès contre une bonne dizaine d’insignifiants. Le cours du joueur avait ses hauts, ses bas. On se faisait des films avec un mois d’avance sur le qui, sur le comment. On inventait les matches avant même qu’ils ne soient joués. L’école n’existait plus que pour se procurer les vignettes manquantes et de cahiers n’étaient que ceux où nous allions noter les résultats des parties à venir. 28 ans plus tard, rien n’a changé. Ou presque. Il fallait voir le petiot trépigner d’impatience hier alors que nous nous pourvoyions avant enfin de rentrer, de nous s’asseoir par terre comme je l’avais fait des décennies plus tôt, comme deux gamins, l’un en devenir, l’autre toujours prêt à retourner sur ses pas. Il fallait le voir – oh le boleux ! – sortir un Zambrotta, un Cole et un Roben du premier coup alors que le sort ne me gratifiait que d’une série inconvenante d'inconnus joueurs saoudiens. Chacun son album, histoire de pouvoir pratiquer les échanges de doublons à la maison déjà, et on est lancé. Deux heures de grand plaisir. De questions à profusion. « Et lui il joue dans quelle équipe » ? « Lui c’est Raul, il joue au Real Madrid ». « Ah je sais, c’est ceux qui passent plus de temps à faire les marioles qu’à jouer au foot. C’est le frère de Steven qui l’a dit » ! « Et dis papa les allemands ils sont sur la première page parce c’est les plus forts » ? « Mais non, mais non. Enfin, espérons que non … ». « Et pourquoi Shevshenko il est pas sur la page de l’Italie » ? « Son nom fini par un ‘o’ mais il est ukrainien, pas italien ». « Mais il joue à Milan, c’est en Italie ! Et puis c’est quoi ukrainien » ? Et le reste à l’avenant. Alors au fil du complément et d’une première accumulation d’affichettes à double on échafaude les plans de la semaine, je donne les premières recommandations. Ne se dessaisir d’un joueur coté, d’un Lampard, d’un Gattuso ou d’un Juninho qu’au prix d’un bon deal permettant de terminer une équipe boiteuse de seconds couteaux. Ne pas se laisser embobiner par les gamins plus grands ou plus cultivés qui prétendront que Zidane est un has-been et ne vaut pas plus qu’un anonyme joueur iranien. Ne pas essayer d’arnaquer son père en fouillant dans ses pochettes pendant qu’il est au travail. On rigole, on se marre et alors que le junior ira faire ses armes avec ses copains, son père ira négocier ferme l’échange de son reliquat du jour avec d’autres grands enfants. Le monde est tout de suite plus sympathique lorsque à la priorité de signer des contrats dits sérieux se substitue temporairement celle de se payer un petit retour en arrière. De remonter dans le temps.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114465678733335530?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114465678733335530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114465678733335530' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114465678733335530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114465678733335530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/lalbum-remonter-le-temps.html' title='L’Album à remonter le temps'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114452516260327336</id><published>2006-04-08T21:36:00.000+02:00</published><updated>2006-04-08T21:39:22.623+02:00</updated><title type='text'>Retrouvaille avortée</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a quelquefois des hasards bizarres. Je dirais même plus, de bizarres hasards. Tenez, comme dans Coke en Stock où le Capitaine Haddock théorise sur l’improbabilité d’une rencontre au coin de la rue avec le Général Alcazar avant de se casser le nez sur ce dernier, il m’est arrivé aujourd’hui quelque chose de semblable. Sauf que. Sauf qu’il s’en est fallu de secondes, de décimètres pour que la chose se produise. Or il n’en a rien été. Alors en pleine discussion au sujet d’un vieil ami – neuchâtelois, ça ne s’invente pas – que les vicissitudes de l’existence auront éloigné de mon chemin (et moi du sien) depuis plus de huit ans, voilà qu’on tombe dans le parking d’un quelconque Brico-Loisirs sur une voiture américaine, exacte et rarissime réplique de celle qu’il conduisait alors. M’amusant de la coïncidence pour mieux l’oublier immédiatement en me disant que huit ans suffisent à changer goûts et propriétaires, je vaque à mes occupations de consommateur malgré lui. Ne trouvant pas ce que je cherchais, je ressors du magasin et, deuxième coïncidence – énorme, totalement surréaliste – qui vois-je passer devant moi, vingt mètres plus loin, au volant d’une voiture qui n’avait rien à voir avec celle citée plus haut ? C’est lui ! C’est mon vieux camarade ! Celui dont j’étais en train de parler à l’instant de tomber sur la relique qui ravive mes souvenirs, pour mieux mettre ensuite ceux-ci au rancart avant de retomber sur lui dans d’autres circonstances. Hallucinant. Le hasard qui se met à persévérer, on aura tout vu. Bref. S’en suivent vaines gesticulations et interpellations, retour au volant pour une courte poursuite, stoppée net par un feu de la mauvaise couleur. Une question philosophico-mystique m’anime alors, pourquoi diable la fortune se donnerait-elle tant de mal pour faire se retrouver deux copains et dans le même temps pour tout faire foirer à la dernière seconde ? Re-bref. L’occasion faisant le larron et ayant souvenance du dernier lieu d’habitation du bonhomme, je compose le 1144 en donnant son pedigree à ma brave interlocutrice. Réponse : ce monsieur n’existe ni dans la région, ni même ailleurs en Suisse. Elle est bien bonne celle-là (la réponse, pas l’interlocutrice… non, non mais je me méfie avec vos interprétations). A moins qu’on puisse habiter en France avec des plaques vaudoises, à moins que les hommes mariés prennent aujourd’hui le nom de leurs épouses (pourquoi pas me direz-vous ? Et oui, pourquoi pas, y rétorquerai-je), à moins qu’on ait subrepticement glissé de la colombienne dans mon sandwich de midi, à moins que… Je pige pas. Fais le 111 en me disant que les écoutilles du précédent sont peut-être bouchées. Même réponse. Paf, le coup de massue. Démence aigue ? Sénilité précoce ? Même pas, j’ai des témoins. Enfin, un. Peut-être le gaillard s’est-il inscrit sur liste rouge, ulcéré par les marchands téléphoniques de gelée royale et autres vendeurs de chalets en time-sharing au Béloutchistan. Mais comment faire à présent pour rendre son goût à une retrouvaille qui aurait pu, qui aurait du être impromptue ? J’avoue que ce ‘so close and yet so far’, à défaut de m’amuser, amène son lot d’interrogations sur les relations que nous entretenons les uns aux autres ou mieux, sur celles que nous n’entretenons plus. Et leurs issues possibles. Suite au prochain épisode.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114452516260327336?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114452516260327336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114452516260327336' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114452516260327336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114452516260327336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/retrouvaille-avorte.html' title='Retrouvaille avortée'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114439526024710366</id><published>2006-04-07T09:32:00.000+02:00</published><updated>2006-04-07T09:34:20.260+02:00</updated><title type='text'>Septante mille pas, environ</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Depuis combien de temps n’avons-nous plus parcouru ensemble, sentiers, paturâges et forêts de ce  beau pays ? Combien d’années se sont écoulées depuis le dernier partage d’un chemin commun, le dos lesté du poids de tant de bons souvenirs. Et qui garde encore en mémoire la coupable négligence du cordonnier qui le vît marcher sur des clous comme d’autres sur des oeufs ? Les monticules qu’en d’autres instants nous formions dans la ravine, à chaque rayon de lumière mobile apparaissant ? Qui garde dans son esprit le charme bucolique de la transhumance glaronnaise ? La montée à l’alpe bruyante où tonnaient les canons. Puis la descente où, cheminant, nous recevions la timide visite des chevreuils, attirés comme nous l’étions par la déclinante lueur du terme de la journée. Qui retient encore les dialogues qu’en disciples de Platon nous tenions, marchant, marchant et marchant encore, par une belle journée de juin avant d’étaler nos âmes fourbues dans une accueillante luzerne, offrant à celles-ci le délice d’une courte sieste ? Qui voit encore, comme si c’était hier, le ruban de bitume ajoulot se dérouler sous nos pieds dans un matin calme fait d’attente - et d’attentes ? Ce même ruban qui se vît parcouru le soir, dans les burlesques rires de ceux qui n’ont plus peur de rien. Qui se dit encore que tout ça n’est pas si loin ? Que les saisons qui passent ne sauraient avoir prise sur la volonté du pèlerin ? Que la luzerne finale est toujours là, toujours aussi douce et accueillante. Aux yeux de qui ces lignes forment d’évocatrices images, je ferai deux promesses. Il faudra mettre septante mille fois un pas devant l’autre. Et j’y serai.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114439526024710366?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114439526024710366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114439526024710366' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114439526024710366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114439526024710366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/septante-mille-pas-environ.html' title='Septante mille pas, environ'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114417692130316949</id><published>2006-04-04T20:52:00.000+02:00</published><updated>2006-04-04T20:59:04.630+02:00</updated><title type='text'>Vilenies</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce mot s’adresse à toi. Toi le sournois. Le mesquin. Toi qui te caches sitôt ton fiel répandu. Pour mieux revenir planter tes piques assassines, entre les omoplates que ton asocialité aura faits se tourner. Toi le donneur de leçons. Le moralisateur. Le blessant. Celui qui n’existe qu’au travers du mal qu’il fait aux autres. Celui qui condamne sans juger, qui juge sans connaître et croit connaître sans savoir. Toi qui, jamais encore, ne m’as fait l’honneur d’une inamicale visite. Celle dont tu as le secret, tu sais ? Là où tu t’invites, puis défonces et tout casses. Tout ce qui n’est pas comme toi. A quand le déplaisir pour moi de lire un de tes fourbes commentaires, une de tes malveillantes remarques ? Mais peut-être n’ai-je pas découvert assez de mes faiblesses pour devenir une proie qui te soit suffisamment facile ? Peut-être n’ai-je pas exhibé suffisamment de blessures sur lesquelles tu pourrais concentrer tes coups veules ? Les seuls que je t’aie vu porter jusqu’ici. Ce mot s’adresse donc à toi. Toi l’odieux. Toi le honteux. Toi qui te drapes dans la robe anonyme de ta propre duperie. Car fussent tes propos calomnieux prononcés sous le sceau secret mais assumé de ton propre blog que je pourrais y voir l’arme du faible – invitant à la commisération – alors que je n’y perçois que celle du lâche. Le pire qui soit. Celui qui tire dans le dos. Celui qui tape sous la ceinture quand l’arbitre ne regarde pas. Le malotru. L’inélégant. L’incivil. Le rustre. Camouflant sous des grandes phrases un vernis culturel ma foi bien mince. A quand donc la prochaine agression gratuite ? La prochaine rhétorique spécieuse ? Le prochain procès d’intention ? Le prochain défoulement ? Sache, toi l’amer, que le plaisir pervers que tu t’octroierais à venir garnir de ton ressentiment les pages qui sont miennes, après l’avoir fait de celles d’autres que tu n’as pas trouvé bon d’épargner, ne trouverait d’égal que dans le mien à t’offrir un adversaire à la mesure de ta bassesse. Résolument prêt à être ta prochaine victime. Et accessoirement à te fermer le claque-merde duquel sortent tant de méchantes inepties. De vilenies. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114417692130316949?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114417692130316949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114417692130316949' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114417692130316949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114417692130316949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/vilenies.html' title='Vilenies'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114409166150846180</id><published>2006-04-03T20:45:00.000+02:00</published><updated>2006-04-03T21:14:21.523+02:00</updated><title type='text'>De la concision</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-family:webdings;"&gt;¯ &lt;/span&gt;[...] &lt;span style="font-family:webdings;"&gt;¯ &lt;/span&gt;!&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Clairon aphone. Depuis trois jours. Trois longs jours.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Le silence représente quelquefois, aux oreilles de qui l'écoute, une chance de s'imaginer ce qu'aurait pu dire celui qui ne l'a pas fait". &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;The Old Sarge, dixit&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Voilà. C'était la pensée sergentesque du jour. A défaut de mieux.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114409166150846180?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114409166150846180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114409166150846180' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114409166150846180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114409166150846180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/04/de-la-concision.html' title='De la concision'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114379686885708057</id><published>2006-03-31T11:14:00.000+02:00</published><updated>2006-03-31T12:27:24.076+02:00</updated><title type='text'>Le Parrain – Partie Quatrième</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Et voilà. L’inéluctable s’est produit. L’odeur des succès faciles, comme d’ordinaire construits sur les ruines fumantes d’autres plus ardus, aura fini par inviter les vautours au festin. L’épique chef d’œuvre de Puzo qu’auront magnifié la main et l’œil de Coppola se voit aujourd’hui corrompu, perverti, transformé en bête – et méchant – jeu électronique. Le fait est là. A la subtilité des circonlocutions du premier, où la violence n’apparaît que pour mieux mettre en relief les contradictions de personnages à la rare complexité succède, dans le second, la débauche gratuite d’une brutalité qui devient fin plutôt que moyen, annihilant d’un coup d’un seul tout le romanesque dont il se réclame. De la miséricorde qu’on pouvait finir par éprouver à l’endroit de protagonistes pourtant implacables, impitoyables, ce jeu ne restitue que l’exact contraire. La batte de base-ball l’emporte par K.O. sur la profondeur chargée de sens et de non-dits des discussions de salon, véritable cœur de l’œuvre d’origine. Le non-sens est dit. Ainsi pour progresser dans la famille et faire sienne New York le joueur usera plus souvent qu’à son tour d’une coercition résumée à des ‘bing !’, ‘bang !’ et ‘boum !’ faite d’images léchées, orchestrées au sein de décors à la superbe décadence. Mais l’image et l’action ne sont pas tout, bon sang de bois ! Où sont passées l’ambiguïté et l’équivocité des dialogues ? Comment ressentir l’aura vieillissante du patriarche Vito dans son ton penchant sans cesse vers plus de désabusement ? Comment discerner par trois fois les impossibles vœux de rédemption de Michael, aux trois âges qu’il joue et représente ? Comment comprendre le dramatique et inévitable sort auquel celui-ci condamne son frère, le liant par la force des choses à celui de sa mère ? Comment ne pas ignorer les suppliques de leur sœur Constanzia, formidablement digne, faible et forte puis voir l’ancien ‘ami’ Don Altobello recevoir des mains de cette dernière les &lt;em&gt;cannoli&lt;/em&gt; d’un ultime anniversaire comme Judas reçut ses trente deniers ? Finie la sombre magie ! Terminée la dualité des âmes, oscillant entre ce qui peut-être fait et ce qui doit l’être ! Notre époque ne saurait s’embarrasser d’inutiles finesses. Il faut de l’action ! Et rien de tel donc que des bastons à répétition et des exécutions sommaires pratiquées hors de tout contexte pour croire donner un lustre – purement chimérique – à une mauvaise reprise qui ne revêtira jamais une simple once du génial monument dont elle prétend s’inspirer. Oh, je sais, on me jettera des cailloux en me traitant de grincheux patenté, de crétin lyrique, de rêveur suranné et pourtant… Pourtant il m’arrive d’être un joueur convaincu de certaines plateformes originales, même violentes, quelquefois, mais qui inventent sans détourner ce qui est appartient au céleste pour le transformer en morne gravier tombal. Ce 21 Mars 2006, le triptyque s’est vu terminer comme le pauvre Freddo enseignant à son neveu que le récit des grâces à la Vierge permet une pêche miraculeuse. Nul doute qu’elle le sera pour les concepteurs de cette infamie. Et tant pis pour les puristes qui, comme le vieux et acrimonieux sergent auront probablement tôt fait de s’en remettre à l’authentique et de renvoyer l’ersatz aux oubliettes du mépris.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114379686885708057?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114379686885708057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114379686885708057' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114379686885708057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114379686885708057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/le-parrain-partie-quatrime.html' title='Le Parrain – Partie Quatrième'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114374666876115702</id><published>2006-03-30T21:21:00.000+02:00</published><updated>2006-03-30T21:24:28.773+02:00</updated><title type='text'>Escapades</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour se perdre ou pour se retrouver. Pour découvrir, voir ou revoir. Ou pour partir. Tout simplement. Pour laisser derrière soi ce qu’on retrouvera sous une autre forme devant. Et s’attabler, à la terrasse d’un café florentin, une gouleyante grappa accompagnant les derniers reflets d’or du couchant sur la façade du Palazzo Vecchio, ou à celle d’un bar à tapas sévillan les yeux dans le mince filet de ce qui pourrait être le Guadalquivir, dégustant anchois marinés et olives à l’huile vierge. Alors remonter plus au nord, loin de l’Alcazar, où demeurent les jardins mais l’eau se fait moins rare. Stockholm. Arriver de nuit est encore ce qui peut se faire de mieux. Un soir humide. Voir briller le pavé des milles feux animant les ruelles de la vieille ville avant que la rade, que la baie nous étreigne. Monter à bord du Malardrottningen et y passer la nuit pour s’offrir le matin ce qu’on a que trop brièvement vécu le soir. Brume et lumière en plus. Prendre sud-est ensuite pour retrouver une austère capitale polonaise, chargée des contrastes d’une bien lourde histoire. S’étonner devant l’ancienne cité – toute neuve – de ce que l’homme est capable de reconstruire avant de s’asseoir sur un banc du ghetto, de clore ses paupières, de prier et de s’émouvoir sur ce qu’il est capable de détruire. D’un ghetto à l’autre, retour sur sol italien, battre les berges d’authentiques canaletti aux désuets parfums d’exemption touristique. Croire qu’on boucle une boucle alors que celle-ci se perd dans une spirale infinie et puis... Et puis ? La Hollande ? La Roumanie ? Les montages slovènes ? Ou celles de l'oberland ? Quitter le continent ? Traverser mers et océans ? Ou revenir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partir.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114374666876115702?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114374666876115702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114374666876115702' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114374666876115702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114374666876115702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/escapades.html' title='Escapades'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114347092939468377</id><published>2006-03-27T16:47:00.000+02:00</published><updated>2006-03-27T16:48:49.406+02:00</updated><title type='text'>Un petit pas pour l’homme...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tu l’as fait ! Comme je suis fier. Fier de toi. Je l’avais pourtant vécu. Déjà. Sans pour autant en garder souvenir. Puis je l’ai revécu. Alors. M’en souvenant cette fois. Rien pourtant n’enlève la surprise et l’émotion de le voir, de le revoir. Encore. Encore une fois. Comme si c’était la première. Comme il n’y en aura plus d’autre. Quelle force il t’a fallu pour t’y engager. Quelle patience. Aussi. Quel courage. Plus fort que tous ceux qu’on aura plus, quand bien même on en aura. Quand bien même il en faudra. Encore. Mais pour l’instant, savoure. Savoure ce qui t’était inconnu hier. Ce qui te le sera moins demain. Explore. Parcoure. Trébuche. Puis tombe. Car tu tomberas. Comme je suis tombé. Avant toi. Comme nous tomberons. Encore. Relève-toi alors. Aussitôt. Tu vois ? Tu vois ces portes ? Grandes ouvertes devant toi. C’est le futur. L’avenir. Ton avenir. Comme tu es le mien. Donne-moi la main. Ta petite main. Et marchons-y. Ensemble.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114347092939468377?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114347092939468377/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114347092939468377' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114347092939468377'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114347092939468377'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/un-petit-pas-pour-lhomme.html' title='Un petit pas pour l’homme...'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114320415598214528</id><published>2006-03-24T13:38:00.000+01:00</published><updated>2006-03-24T13:49:03.056+01:00</updated><title type='text'>Barjaque au bout du lac de G’nève</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;[&lt;em&gt;En référence à un récent commentaire de mon ami l’animal scoliosé, m’interpellant d’un affectueux 'tes zigues', et pour démontrer à mon lectorat essentiellement 'quétois' qu’au bord de l’Autre lac on sait pratiquer une rhétorique rupestre qui égale celle ayant cours de Vaumarcus au Locle, de la Côte-aux-Fées aux Bugnenets, voici un billet teinté d’accent à la Gueule Elastique. De Dieu !&lt;/em&gt;]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes colles, qu’ai quitté G’nève depuis un bout d’temps pour crécher chez les pedzou d’à côté, j’ai plus trop l’accent. Mais faut voir les copains, ceux qui descendent en bas Carouge un vendredi soir de morfle. De Dieu, de Dieu ! Ca babole à tout va, ça râle, ça se plaint de tout, en creusant les ‘eu’ et en mettant des circonflexes sur les ‘o’ : « Eh M’dame, un Côca s’iouplait ! ». Comme au bon vieux temps. Du g’nevois vrai de vrai, pas foutu de poser une grolle devant l’autre sans pousser des bouëlées contre la créativité budgétaire du P’tit Marquis Rouge ou les commissaires du peuple de Dédé la Matraque. Ca bringue sans arrêt qu’y roille, qu’y fait une tiaffe pas possible, qu’on gadrouille dans la peuffe des travaux du tram : « Mais de Dieu, de Dieu, c’te bande de taborniaux. Y z’arrêtent pas d’faire des trous partout. On peut plus rouler en bagnôle nulle part ! ». Plus rien à voir avec quand on était des bouèbes. Nos colles, des bisules qu’on descendait aux Charmilles été comme hiver par paquets de cinq dans la chignôle du voisin, à cicler des « Allez Servette ! » et gueuler sur l’arbitre en glaglatant au bord du terrain. A force de faire les ch’noillons on finissait des fois par se ramasser une bonne trempe. « On va mé s’faire engueuler », qu’on disait. Mais au moins ça râlait en g’nevois ! Aujourd’hui, les crouilles qui font des cavilles, y z'ont l’accent de la banlieue d’Paris, pas celui qu’on cultivait de Champel à Onex, sûrs qu’on était les rois du monde. C’est plus bonnard comme avant, de Dieu ! J’te fouterais une de ces trivaste à c’te bande de boffiaux : « …vais d’apprendre à jacter le patois du coin moi » ! De Dieu ! Ouais, tout se perd quoi. Même à l’Escalade, voilà qu’y z’invitent les frontaliers à la fête. Pis quand tu vas au salon d’l’auto, y te donne plus d’autocollants aux mioches, c’est fini ça. D’ailleurs ça cause que bourbine aux stands et plus possible d’y becter du taillé aux greubons. Et après, ces zigues y s’étonnent que les gens grinchent ! Mais qu’on rende Genève aux G’nevois, De Dieu ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114320415598214528?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114320415598214528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114320415598214528' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114320415598214528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114320415598214528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/barjaque-au-bout-du-lac-de-gnve.html' title='Barjaque au bout du lac de G’nève'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114314417141940232</id><published>2006-03-23T20:56:00.000+01:00</published><updated>2006-03-23T21:06:07.273+01:00</updated><title type='text'>Texas Hold’em Poker</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Showtime ! Vous voilà, comme moi, comme les autres qui nous entourent, assis autour de la table de jeu. Les petits disques de plastique échangés contre monnaie sonnante, prêts à vous faire trébucher. Sur le vert du tapis arrivent vos cartes. Deux cartes qu’aucun autre regard que le vôtre ne doit pouvoir percevoir. Pas plus d’ailleurs que vos yeux ne doivent trahir ce qu’elles représentent. Sont-ce deux as ou des cartes appareillées gages d’un joli futur dans la partie ? Un couple de faible nombres, mal assortis ? Rien ne doit transparaître. Rien ! Arrive le premier tour d’enchères. Votre jeu vous invite à vous délester de quelques jetons. Le mien aussi. Suivi ! Le donneur relance. Aïe ! Sans même avoir une indication sur les cartes à suivre, il va nous falloir allonger à nouveau. Ou nous coucher. Les mises de départ sont faibles, qu’est-ce qu’on perd à poursuivre un tantinet ? Call ! On continue. Sortent les trois cartes ouvertes du ‘flop’. Roi de pique, 8 de pique, 8 de cœur. Une paire, deux couleurs. Et dans mon jeu ? Et dans le vôtre ? Le deuxième tour d’enchères va commencer. Deux joueurs ont quitté la table. Nous ne sommes plus que quatre. Si vous suivez. Je suis. Vous aussi. Des combinaisons s’échafaudent dans votre esprit, dans le mien, des désirs inavoués, profondément enfouis, se font jour de voir sortir la carte qui compléterait la meilleure de celles-ci. Mais avant de voir sortir le verdict à la quatrième carte, la ‘turn’ qui porte bien son nom, il faut payer. Et là, fini de rire, on parle gros sous ou on dégage. Le donneur se couche. Bon ça ! Ne restent que trois joueurs ! Vous, l’autre et moi. Le virage s’opère à nouveau en pique, la dame. Dame ! Le pot est alléchant, mais pas tant qu’il pourrait l’être. Et encore faut-il le gagner… Vous êtes assis directement à côté de la position de donneur, c’est à vous de miser. Vous poussez vos jetons. On parle en centaines. Je relance, l’enjeu se compte maintenant en milliers. Le troisième suit. La main vous revient. Tout va vite. Très vite. Trop vite. Qu’allez-vous faire ? Que vous permet votre jeu ? La probabilité qu’il soit nettement meilleur que celui de vos concurrents à l’arrivée de la dernière carte, l’évocatrice ‘river’, est-elle forte ? Faible ? Et quand bien même elle le serait, faible, l’investissement que vous avez consenti ne vous dicte-t-il pas de continuer, si mince fut la chance d’emporter le tas de jetons qui vous fait de l’œil plutôt que de stopper net, abandonnant tout ce que vous aurez misé ? Vous pensez qu’il est trop tard pour reculer. Avant le pénultième mouvement de relance, espérant transformer le ‘three-of-a-kind’ qui vous garnit les mains en ‘full’ à la sortie de la carte susdite, vous vous interrogez. Vous refaites dans votre tête les combinaisons possibles que pourraient composer vos adversaires. Une ‘color’ serait plus faible que votre ‘full’ hypothétique. En même temps, elle apparaît plus certaine étant donné la dominante de pique des cartes ouvertes. Pire, le risque de se retrouver aplati par un ‘straight flush’ est loin d’être négligeable. Et si ? Et si les 9 et 10 de pique se trouvaient dans mes mains ou dans celles du troisième restant ? Ce serait catastrophique pour vous ! Mais il n’en faut rien montrer. Alors ? Que faire ? Vous perdriez beaucoup d’argent en arrêtant maintenant. Mais nettement moins qu’en échouant sur le fil. L’argent épargné a autant de valeur que celui qu’on gagne dit l’adage. Damn ! Reste à bâtir une relance puissante qui me ferait croire – et au troisième en course - que vous possédez déjà le ‘full’ en montant drastiquement l’enchère. Moyen de pression. Fatigue. Idées confuses. Regards désincarnés des uns aux autres. Regards. Tout s’accélère, vous relancez. Le troisième larron ne peut suivre, il jette l’éponge et ses cartes. Bloody hell ! La suite va se jouer entre nous. Face-to-face. Le couteau entre les dents ! Avec des mises doublant au prochain et dernier tour l’entier de ce qu’on a payé. Qu’ai-je dans les mains ? Qu’avez-vous dans les vôtres ? A qui reste-t-il le plus de jetons, de moyens de faire fléchir l’autre en parlant le dernier ? Arrêter maintenant c’est s’assurer de ne pas perdre le double de ce qu’on a déjà sorti de sa poche. C’est aussi se priver de multiplier sa mise totale par huit, peut-être dix, on a perdu le compte. Balancer un ‘all-in’, votre solde de jetons dans un quitte ou double ? Risque. Récompense. Risque. Perte massive. Dettes de jeu. Adieu la Rolex ! Bye-bye le solitaire ! Et bonjour les emmerdes et les bruits de pas derrière vous, dans le parking souterrain…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A vous de voir ce que sera votre prochain mouvement. The winner takes it all.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114314417141940232?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114314417141940232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114314417141940232' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114314417141940232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114314417141940232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/texas-holdem-poker.html' title='Texas Hold’em Poker'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114312087233934800</id><published>2006-03-23T14:31:00.000+01:00</published><updated>2006-03-23T14:34:32.353+01:00</updated><title type='text'>H 2 0</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Une molette qu’on tourne, sa voisine qu’on ajuste et voilà que l’ondée commandée vous revigore, que le vert du gazon devient plus vert encore, comme l'est la fée de Couvet qu’on trouble avant le repas. Une molette qu’on tourne et s’écoule le flot de cristal, fils prodigue de qui trop souvent le galvaude, père avare de qui en a soif. Du robinet nourricier à l’océan originel, la gravité entraîne le surplus des premiers – miettes d’une pléthore qui les aveugle – vers le rivage des seconds qu’il n’atteindra jamais vraiment, s’évaporant pour mieux être ramené par les vents là où il fera rougir la fée une seconde fois. Tandis que blêmiront un peu plus ceux qui voudraient bien seulement goûter à ce qui suscite son émoi. La singulière fortune donnée de se plaindre d’un printemps pluvieux devrait quelquefois retenir les mains qui accèdent ici en un instant, en un mouvement, à ce qui requière ailleurs périples, patience et souffrances. Quand ce n’est pas simplement impossible. A tout le moins devrait-elle éviter que l’abondance ne serve, en plus de ces mains, à laver les consciences du souvenir permanent de ce privilège. A l’heure où, demain, parterres et balcons vont fleurir, nous remémorerons-nous de cette chance insolente qui est la nôtre de ne pas voir chaque lever de soleil être une nouvelle ‘Journée de l’eau’ ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114312087233934800?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114312087233934800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114312087233934800' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114312087233934800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114312087233934800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/h-2-0.html' title='H 2 0'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114294831348680569</id><published>2006-03-21T14:31:00.000+01:00</published><updated>2006-03-21T14:38:33.520+01:00</updated><title type='text'>Le Mathémagicien</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Aux yeux de qui – comme il fut aux miens – les mathématiques ne trouvaient d’image vraiment compréhensible qu’en la personne du chef Gaulois Aplusbégalix d’Uderzo et Goscinny, j’aimerais présenter un personnage. Un véritable talent. Résolument humain, dévoué comme aucun ne sait l’être plus, fin pédagogue, féru des meilleures lectures philosophiques, didactiques et humanistes de notre temps, comme il est intarissable d’anecdotes relatives à celui auquel nous succédons, cet homme est une perle à l’enthousiaste communicatif, exaltant. Brillant au point qu’il lui est aisé de vous faire aimer avant de la réapprendre une science qui n’a jamais été la vôtre. Dans laquelle vous vous embourbiez sitôt trois pas mis l’un devant l’autre, loin avant d’avoir atteint le bord du marais. Il fallait, en prélude de la remise à niveau qu’il opéra sur nous autres, âmes en déroute, le regarder, voir ses yeux s’éclairer, puis pétiller en évoquant l’histoire mathématique qu’il déroulait devant les nôtres. Chassant alors nos austères et abstraites références au sujet, nous écoutions, d’abord sceptiques, puis surpris avant d’être conquis, apprenant que derrière l’équation se cachait quelquefois un insoupçonné romantisme. Ainsi, nous disait-il, s’il n’existe pas de prix Nobel de mathématique, la raison en est que son fondateur se vît un jour ravir la main de la fleuriste viennoise à qui allaient ses faveurs, par un soupirant plus heureux – mathématicien et suédois de surcroît. Ainsi, poursuivait-il, le grand génie (méconnu comme il est de bon ton lorsqu’on en est un) Evariste Galois, qui dressa au XIXème les fondations de l’algèbre générale, mourut-il à l’âge de vingt ans, victime des trop beaux yeux d’une femme et – surtout – du duel qui suivit, visant à défendre l’honneur de celle-ci. Alors, il fallait l’écouter disserter sur les théorèmes, les méthodes, le Lagrangien, le Simplexe et les autres. Et comprendre par des mots simples, par des démonstrations probantes, que tout n’était pas si obscur qu’on avait toujours voulu nous le faire croire, au pays des chiffres et des lettres. Certes il aura fallu du temps, de l’énergie et quelques bonnes doses de concentration pour accéder à ses lumières, mais que leurs rayons réchauffèrent nos cœurs et nos cerveaux transis. Pas avare pour un sou de son savoir, de ses fantastiques qualités de communicateur et toujours désintéressé, le voilà qui repart aider d’autres comme il nous a aidés, m’entraînant à sa suite comme le prophète s’accompagne de fidèles, ajoutant à la voix de la science celle de son converti tout neuf, dont la bonne foi témoignera des miracles vécus et de ceux – possibles – à venir. Cet homme dont vous devinez ici les traits, c’est Le Mathémagicien. Tante Grazie a lui.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114294831348680569?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114294831348680569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114294831348680569' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114294831348680569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114294831348680569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/le-mathmagicien.html' title='Le Mathémagicien'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114288575276932868</id><published>2006-03-20T21:00:00.000+01:00</published><updated>2006-03-20T21:15:52.783+01:00</updated><title type='text'>Sonnet à mon Capitaine</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Faire de l’esprit. En être un, en avoir ou pas,&lt;br /&gt;L’Esprit Saint et l’esprit sain, dans un corset,&lt;br /&gt;Le fantôme, la muse, l’elfe, le feu. Follet.&lt;br /&gt;Deviner sa présence. Esprit ? Esprit ? Es-tu là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’esprit du jeu. Celui du je. L’esprit de la loi.&lt;br /&gt;Ceux, pluriels, multiples, qui sont recouvrés,&lt;br /&gt;Les grands, les simples, ceux qui se sont rencontrés,&lt;br /&gt;L’esprit noble qu’on aime et son contraire, l’étroit,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui vit, esprit de secte, juste sous la girouette. Cloîtré.&lt;br /&gt;Ou l’esprit, le bel, celui qu’on a tranquille, sa liberté,&lt;br /&gt;Ses choses, ses vues, son état. De la nacre. Des ors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qu’on a vif et perd parfois dans le passé,&lt;br /&gt;Qu’on garde clair et cherche partout à l’imparfait,&lt;br /&gt;L’esprit que tu m’auras appris. Celui de corps.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Merci pour le mail.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114288575276932868?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114288575276932868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114288575276932868' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114288575276932868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114288575276932868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/sonnet-mon-capitaine.html' title='Sonnet à mon Capitaine'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114279806366029044</id><published>2006-03-19T20:53:00.000+01:00</published><updated>2006-03-19T20:56:37.476+01:00</updated><title type='text'>Crise de flemme</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Voilà. Comme cette journée achève de se terminer, elle termine de m’achever. Non point que c’eût été un mauvais dimanche, farci d’embrouilles diverses ou alors d’un mortel ennui. Que nenni ! Soleil, sourires, réjouissances, activité intense, la belle journée bien remplie, quoi. Peut-être trop. Au point que les premiers traits de flemme qui me gagnaient il y a encore quelques instants semblent s’être installés pour durer. Une sorte de formidable coup de pompe m’étreint – a priori pour ne plus me lâcher – qui susurre à mon oreille des : ‘laisse tomber !’, ‘tu l’écriras demain ton billet’, ‘lâche la compresse et va te remiser’, et cætera, à l’avenant. J’aurais pourtant mille sujets à aborder, des plus essentiels aux plus futiles dont ma besace est bien garnie et ne semble présentement manquer d’aucune (source d’) inspiration. Mais voilà, je suis gagné par une puissante paresse. C’est un pêché mortel, je sais. C’est même le dernier des sept. Une raison de plus de penser qu’il doit s’agir du pire et que toute inaction à venir de ma part augmente le danger auquel je m’expose. On imagine pas souvent à quel point ne rien faire d’autre qu’être allongé sur un confortable canapé, un PC portable sur les genoux comme d’autres un chat, peut constituer un exercice mortel. Et encore les Dieux m’épargnent-ils sûrement le temps que mes doigts courent ici sur le clavier. Mais quand ils s’arrêteront (mes doigts, pas les Dieux ! Vous suivez ou votre flemme est pire que la mienne ?) Que ce passera-t-il ? Quand j’aurai fais sujétion complète à Belphégor et cliqué sur ‘shut down’, me saurai-je alors condamné à la damnation éternelle ou bénéficierai-je de la clémence du Divin ? Autant de questions qui agissent sur ma fainéantise comme l’alcool sur les médicaments et me donnent l’ultime courage de contrarier les Divinités, en persistant dans la torpeur. Je vous dis bonsoir. Et je retourne le petit écriteau suspendu à la poignée de la porte, vous laissant le soin de lire ce qui y est inscrit. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;;-)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114279806366029044?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114279806366029044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114279806366029044' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114279806366029044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114279806366029044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/crise-de-flemme.html' title='Crise de flemme'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114262691742646363</id><published>2006-03-17T21:18:00.000+01:00</published><updated>2006-03-17T23:12:24.983+01:00</updated><title type='text'>Ticket de fromage</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;A l’instar de ce qui se faisait, de mauvais goût, dans les ex-républiques socialistes soviétiques, ou à celui de la pipe de Magritte qui n’en était pas une – mais de bon goût cette fois – ce billet n’est pas un billet, mais un ticket. De fromage. Emportez-le avec vous quand une furieuse envie très suisse mais point accessible, point réalisable, vous prend comme le train ou l’avion vous aura pris et éloigné de la Heimat. Cherchez et trouvez alors un endroit calme où le silence le dispute à la sérénité, serrez ce ticket fort dans le creux de votre main et fermez les yeux. C’est bon ? Vous êtes bien installé ? Bien. Maintenant, respirez profondément et voyez le troupeau de maîtresses ruminantes, le pas lent et la corne rutilante, dodelinant du chef pour faire tinter leurs toupins dans l’onde verdoyante du vert alpage où elles paissent et se repaissent de frondaisons au goût de réglisse, de gentiane. Distinguez ensuite le ton bleuté de l’ubac au couchant, appelant nos reines à l’étable pour la traite d’un grand soir. Sentez alors le fumet de leur offrande sur le feu de bois de l’armailli, travaillant le caillé de celle-ci d’un tour de main magique, brassant son chaudron de cuivre dans une gestuelle qui inspirera la vôtre. Mais plus tard. Patience. Inspirez longuement à nouveau et imaginez-vous le fruit du travail de l’homme au bredzon dormir dans l’ombre, s’affinant, prenant de la valeur, restituant en son sein toutes les saveurs de l’herbe originelle, pendant que vous n’en pouvez plus d’attendre. Après seulement, à force de l’avoir mérité de vos souhaits, vous pourrez y plonger une lame délicate, l’ouvrager en petits cubes tandis que fuseront d’autres remarques d’impatience, celles de ceux que vous aurez convié – car ce plaisir, bien que suisse, ne vaut que partagé – avant de déverser ces premiers dans le bel émail qui les recevra. Vous êtes prêts ? Vos instruments sont à portée de main ? Bien. Soyez maintenant prompt à agir lentement. Ouvrez un feu doux sous ce trésor, adjoignez-y les éléments qui le magnifieront : une mesure de liquide ambré du coteau, un peu de poudre de maïs, saupoudrez-les d’écorce de muscade – un peu seulement, attention ! – poivrez la main légère, puis remuez. Faites doucement mais régulièrement danser votre spatule de bois en repensant à l’armailli. Mimez ses gestes. Un huit qu’on croirait celui de l’éternité doit permettre aux dés dorés de s’assembler en une précieuse pâte, point trop épaisse. Point trop liquide non plus. Tout est dans le geste et dans le feu doux, rappelez-vous ! Alors vous humerez et vos convives avec vous un rappel des fragrances du pays dont il vous s’agira d’annoncer par un sonore : « Chaud devant ! » l’arrivée sur la flamme, toujours douce et câline, qui se languit de l’accueillir. Enfin, aux pièces d’une bonne tranche de pain frais et souple que vous piquerez à la fourchette, vous pourrez faire étalage de votre science toute suisse et enseigner l’étiquette qui sied au repas que vous offrez. Que dis-je ?! Pas plus que la pipe n’en est une pour le peintre ou le billet un pour votre serviteur, ce repas n’est un repas. C’est une fête qu’on ne manque pas. C’est l’amitié. C’est toutes les splendeurs de l’Helvétie. Si j’osais le blasphème, je dirais que c’est une cène, unique, plutôt qu’un repas comme il y en a tant. Vous pouvez maintenant ouvrir les yeux. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’était bon ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114262691742646363?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114262691742646363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114262691742646363' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114262691742646363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114262691742646363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/ticket-de-fromage.html' title='Ticket de fromage'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114261097847729753</id><published>2006-03-17T16:50:00.000+01:00</published><updated>2006-03-20T15:45:11.436+01:00</updated><title type='text'>De l’eau dans le vin plutôt que ...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;... dans le gaz. Le clairon du vieux sergent – vos oreilles auront vérifié ce postulat dans le précédent billet – sonne donc haut, fort et clair. Cependant, rien ne dit que ses mélopées, pour audibles qu’elles soient, revêtent un caractère juste et pur. Aussi, le hasard complet de m’être lancé à la charge d’une citadelle que d’autres, pour y être présents, connaissent mieux que moi, commande-t-il que je revienne sur leurs réactions et explicite mon propos, sans pour autant le renier totalement. Mais tout d’abord, il m’apparaît important de remettre les pendules à leur place, en distinguant le contexte plébéien auquel j’assume d’appartenir de celui, patricien, que j’évoque sans prétendre en être, tous deux faisant Rome comme Senatus et Populus ou Romulus et Remus. Que le lecteur soit ainsi rassuré de savoir qu’il ne parcoure pas ici la diatribe d’un aristocrate frustré d’avoir dû prendre le bus un mois dans sa vie cerné par l’amicale des abonnés du magazine Voici, mais bien de celui qui y fut à sa juste place, observateur s’espérant avisé des siens comme de lui-même. Dont acte, digression terminée. C’est pourquoi, à la brûlante virulence des termes que j’ai emprunté et qui auraient pu blesser qui voit dans l’émergence des journaux gratuits (ou qui y participe) une opportunité plutôt qu’une menace, succède un peu de mise en perspective et une nouvelle étape de réflexion, éclairée de la lumière du contradicteur. Bien qu’on soit et reste ce qu’on naît, rien n’empêche le prolétaire comme le bourgeois d’avoir ou pas, d’exercer ou non son sens critique, étant entendu que celui-ci n’est pas fonction d’un quelconque milieu social. Partant, ceci laisse à penser que le danger du préalable fascisant s’estompe dès lors qu’on s’informe du dernier divorce people ou de la nouvelle coiffure de Miss Suisse avec un certain recul, pris au milieu d’autres informations plus substantielles qu’on s’efforcera de déchiffrer, ce dont je crois quiconque être capable. En outre, effectivement, l’histoire nous aura appris qu’on ne peut forcer d’éducation que celle au travail – et encore, uniquement dans des endroits généralement froids et entourés de barbelés – et qu’il est vain de penser contraindre tout un chacun à se cultiver à l’œuvre de Kant traduite en Berndütsch ou pire, à s’amuser en lisant du Cheissex. Quelle cruauté ce serait d’ailleurs ! Au surplus et sans plus de sarcasmes, je n’irai pas pousser l’outrecuidance jusqu’à clamer qu’il existe un bon et un mauvais journalisme, moi qui exerce un métier dont l’éthique (ou son absence c’est selon), ne participe pas tous les jours à créer un monde meilleur. Ainsi peut-on, c’est vrai, discerner une moitié de verre plutôt pleine que vide, en comprenant que le contenu des gratuits vise plus à alimenter les conversations auprès de la machine à café qu’à se substituer à la Pléiade sans qu’il y ait antinomie entre les deux, et sans que les premiers n’anesthésient complètement le désir de lire la seconde et constituent un danger pour la démocratie. On peut même y trouver quelque aspect pratique d’avoir sous les yeux rapidement et simplement quelques-uns des titres de l’actualité qu’on ira développer, mais ailleurs, plus avant. Dommage toutefois que l’emphase soit essentiellement mise sur des sujets souvent très futiles, même si ceux-ci ne constituent pas tout ce qu’il y a à y lire, je l’admets également. Enfin, pour clore brièvement ce long propos qui se voulait plus modéré que le précédent, osons espérer que l’extrême dépendance au financement privé de la presse en général et du gratuit en particulier n’entraînera pas ce dernier, comme en Grande-Bretagne, à racler les fonds de poubelles pour s’arroger une plus belle part du gâteau publicitaire. Un autre débat que nous aurons bien le loisir d’aborder, au long de ces lignes ou d’autres.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114261097847729753?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114261097847729753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114261097847729753' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114261097847729753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114261097847729753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/de-leau-dans-le-vin-plutt-que.html' title='De l’eau dans le vin plutôt que ...'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114249908668025667</id><published>2006-03-16T09:47:00.000+01:00</published><updated>2006-03-16T09:51:26.690+01:00</updated><title type='text'>Il y a pire que de ne pas être informé</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En faisant une entorse contrainte à mon régime forcé de pendulaire motorisé, j’ai récemment emprunté – une fois n’est pas coutume – les transports publics de Kalvingrad-la-Grise. Outre la promiscuité qu’on peut y rencontrer et qui ne gêne que les misanthropes dont je ne veux pas être, j’ai fait un constat. Un constat terne, d’un genre qui invite à réfléchir, sûrement, à s’inquiéter peut-être. L’angélus n’a pas sonné que montent dans trams et bus ouvriers, étudiants, cadres moyens, petits patrons, fonctionnaires et autres pèlerins du matin blême, chacun prenant bon soin, avant de franchir le marchepied, de s’équiper des nouvelles pages gratuites que leur tendent (que leur &lt;em&gt;vendent&lt;/em&gt;) des agents costumés auxquels on substituera bientôt des caissettes multicolores. Je vois ainsi mille personnes, toutes différentes et pourtant semblables en cela qu’elles forment le gros de la classe dite moyenne, croire s’informer à la lecture de ces nouveaux journaux, dont on nous promet qu’ils réconcilieront le lectorat d’avec la presse d’information que celui-ci délaisse. En jetant un coup d’œil à leur contenu et en voyant grossir le nombre de lecteurs durant mon mois de pénitence, j’ai réfléchi. Puis j’ai eu peur. Peur de voir que la qualité déjà médiocre de la presse suisse généraliste se trouve tirée encore un peu plus bas, résumée, parcellisée et formatée pour nourrir, comme le yoghourt et la paille nourrissent l’édenté, des masses cultivant la loi du moindre effort face à l’information. Un brouet éditorial facilement digeste mais indigent où les sujets people, le temps qu’il fera demain, les brèves de comptoir et les chiens écrasés l’emportent de très loin sur tout ce qui participerait de rendre le citoyen lambda un peu plus conscient du monde dans lequel il chemine et un peu moins con tout court. Car ce qui distingue l’élite de la plèbe, c’est bien cette conscience – aiguë ou inexistante – de l’environnement dans lequel elles s’inscrivent et évoluent. Nul doute que ce nouveau &lt;em&gt;progrès&lt;/em&gt; social séparera un peu plus l’une et l’autre dans un prélude fascisant dont il y a lieu de s’émouvoir, l’abrutissement librement consenti des masses ignorantes ayant de tous temps constitué le préalable de leur asservissement. Comme le disait une publicité dont la provenance m’échappe, mettant en scène un aveugle en aidant un autre à traverser au feu rouge un flot de véhicules en marche : « Il y a pire que de ne pas être informé. C’est de croire qu’on l’est ». &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114249908668025667?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114249908668025667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114249908668025667' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114249908668025667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114249908668025667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/il-y-pire-que-de-ne-pas-tre-inform.html' title='Il y a pire que de ne pas être informé'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114245389688554422</id><published>2006-03-15T21:14:00.000+01:00</published><updated>2006-03-15T21:21:37.793+01:00</updated><title type='text'>La liberté dans un écrin blanc</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il fut un temps, une époque encore contemporaine aux oreilles de beaucoup, où naquît une liberté nouvelle qui nous vît le loisir, individuel, d’adjoindre le son à nos images. Où qu’on se soit trouvés, quelle que fut l’heure. Une petite porte qu’on entrouvrait et nourrissait alors faisait claquer battants et volets, comme un nouveau courant d’ère, pour réconcilier nos sens. On se prît non plus à vivre nos émotions, mais à les créer, à les transformer, ajoutant pour la première fois les sanglots longs des violons à des langueurs soudain moins monotones. Comme toutes les libertés, celle-ci connût des limites qui se voient aujourd’hui franchies. Dépassées par un mieux qui n'est pas l'ennemi du bien. La petite porte se clôt pour muer en un splendide petit boîtier blanc, qui délicatement se touche, s’effleure mais ne s’ouvrira plus que de façon allégorique en gardant intact l’esprit de sa chrysalide, en le magnifiant. En le sublimant. Dès lors la liberté est centuplée, les dizaines de pans de bonheur en séquence du récent passé allègent nos poches en devenant milliers, ils se choisissent comme on effeuille une marguerite ou se goûtent au gré de l’imprévu, de l’aléatoire, du spontané, laissant l’heureux chacun composer la bande originale du film de ces journées. C’est alors qu’il faut se voir frissonner, les yeux dans les étoiles naissantes au son du &lt;em&gt;Strange Fruit&lt;/em&gt; crépusculaire de &lt;em&gt;Billie Holiday&lt;/em&gt; pour verser la minute suivante, cheminant dans le néant, des larmes de pluie à la combinaison de force de l’&lt;em&gt;Orly&lt;/em&gt; de &lt;em&gt;Brel&lt;/em&gt; et de pur génie du &lt;em&gt;Rain Song&lt;/em&gt; de &lt;em&gt;Led Zep’&lt;/em&gt;. Alors il faut se perdre dans une brume épaisse, courir et s’entendre respirer à l’éclat des chœurs du &lt;em&gt;Requiem&lt;/em&gt;, en sortir au charme slave d’une danse de &lt;em&gt;Dvořák&lt;/em&gt;, qu’on égayera des notes ensoleillées d’un pianiste cubain. Et puis il faut rire. Et chanter. Et danser en frissonnant à nouveau, comme &lt;em&gt;Ella&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Louis&lt;/em&gt;, joue contre joue. Il faut tout ça pour comprendre qu’une liberté sans prix, sans limites, incontrôlable, tour à tour apaisante et foudroyante, est donnée à qui reçoit cet écrin en cadeau. Un écrin blanc. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114245389688554422?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114245389688554422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114245389688554422' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114245389688554422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114245389688554422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/la-libert-dans-un-crin-blanc.html' title='La liberté dans un écrin blanc'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114236754159497466</id><published>2006-03-14T21:16:00.000+01:00</published><updated>2006-03-14T21:19:01.606+01:00</updated><title type='text'>… I was, f*cking high !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;…plutôt rude comme transition du verbiage ampoulé caractérisant mes billets précédents, je vous le concède, mais il s’agit de prouver au monde que le vieux sergent connaît d’autres registres que prose, contemplation et mélancolie passagère. Ce titre, évocateur aux oreilles de certains et provocateur aux yeux d’autres est emprunté (mais pas moi rassurez-vous) à celui que je croyais jusqu’à ce jour être un artiste. Mais que lis-je, que vois-je ? En retard d’un bon train - comme à l’accoutumée lorsqu’il s’agit de culture de masse - et feuilletant donc le magazine d’un grand distributeur alimentaire suisse, je suis tombé et mes chaussettes avec moi, sur un sujet d’&lt;em&gt;infotainment&lt;/em&gt; (Shakespeare : 1 – Châteaubriand : 0) à côté duquel on ne saurait passer sans s’arrêter. Celui-ci est certes léger, mais essentiel quand même, au point de me faire souffler de travers dans mon biniou et, depuis, me faire voir l’existence sous un jour radicalement nouveau. Or donc, il apparaît à la lumière de l’article susmentionné que James Blunt, nouvelle icône pop romantique d’outre-manche, n’est pas un simple chanteur comme tant d’autres, né d’une mère vocaliste d’opérette et d’un père joueur d’orgue de Barbarie, qui aurait traîné guêtres et guitares d’un pub à l’autre de la vaste Albion avant de gagner son &lt;em&gt;Music Award&lt;/em&gt; (Shakespeare rempile : 2 – Châteaubriand peste : toujours 0). Non, non, non. J’apprends l’œil embué, le cœur palpitant, les oreilles en drapeau qu’il est des nôtres, c’est un militaire ! [Note du traducteur : j’aurais pu être des siens, n’était une vie militaire personnelle par trop factice et un talent artistique plutôt incertain]. Capitaine Blunt ! Un des premiers &lt;em&gt;peacekeepers&lt;/em&gt; à entrer dans Pristina (Shakespeare dans la lucarne : 3 – Châteaubriand expulsé pour insultes et voies de fait : 0 définitif), soldat du Life Guards Regiment de la Household Cavalry. Alors là, comme Blier dans « Le grand blond … » à qui on rapporte que ce dernier jette du pain aux canards, je me suis aussitôt exprimé (je cite) : « Ah ben merde alors ! », prenant à témoin qui voulait l’entendre. Après ce genre de nouvelle, que me reste-t-il à apprendre, que Lorie est Colonel au sein de la Delta Force ? Que Um Kalsum était Général dans l’armée égyptienne ? Comment être encore surpris par quelque chose ? J’en reste coi, quoi (comme font les corbeaux dans les bois) et me bornerai en conclusion à vous dire qu’à la digestion de cette révélation… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;I was, f*cking high !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114236754159497466?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114236754159497466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114236754159497466' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114236754159497466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114236754159497466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/i-was-fcking-high.html' title='… I was, f*cking high !'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114228556043382580</id><published>2006-03-13T22:29:00.000+01:00</published><updated>2006-03-13T22:32:40.443+01:00</updated><title type='text'>Que faut-il encore… ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Sans être insolent au point de penser avoir atteint une quelconque apogée, encore moins présomptueux de me dire pouvoir l’atteindre un jour comme on poursuit tant de chimères, je m’interroge. Que faut-il encore que je fasse pour satisfaire aux canons qui me feront forcer de nouveaux barrages ? De quels subterfuges « sergentesques » me faudra-t-il user, sortants de quelles sabretaches ? Je pensais, en bon serf de mes débuts, m’être incliné de bonne grâce devant la tâche qu’on m’assignait. Puis, plus tard, à force de roches patiemment et silencieusement gravies, avoir fait allégeance à la virtù du Prince, le marché. Celui-ci me fît l’aumône d’une chance que je saisît pour ne plus la lâcher, me répétant d’abord le privilège qui m’était fait, tel l’ouvrier se convainquant de posséder ce qui ne lui revient pas avant d’y trouver le goût de la chose qu’il mérite. S’apprennent alors et se pratiquent langues et spécialités, s’acceptent et se conjuguent comme autant de gammes, petites compromissions et exercices de pouvoir, péages séparant le monde d’origine de celui du suzerain, de sa cour. Puis comme cela ne saurait suffire – car une cour ne reconnaît que ceux qui sont de son sang, bleu – se sacrifièrent les milliers d’heures d’une oisiveté qui aurait pu être douce avant d’être vice, le cœur vaillant pourtant et la conscience sereine de voir être payé le dû de la transfusion, faisant à l’envers ce que d’autres firent à l’endroit. Tout ça pour se voir remis devant le miroir des mensonges, sommé de s’inventer d’autres beautés qu’on ne possède, à l’image déformée d’un Roméo dont Juliette ne veut pas, coupable qu’il est de n’être pas né dans le bon cénacle. Le Prince est bien versatile et certaines de ses portes que je souhaiterais tant voir être entrouvertes – ou mieux, béantes – ne s’ouvriront pas au canon que je me suis fabriqué. Reste au vieux sergent à se remémorer des origines laborieuses qu’on s’échine à lui rappeler et ainsi se souvenir que le cœur du soldat ne s’ombre de pourpre qu’au prix des blessures reçues et que la seule véritable virtù…c’est la patience. J’en aurai comme j’en ai eu.&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114228556043382580?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114228556043382580/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114228556043382580' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114228556043382580'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114228556043382580'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/que-faut-il-encore.html' title='Que faut-il encore… ?'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114211195720709751</id><published>2006-03-11T22:17:00.000+01:00</published><updated>2006-03-11T22:21:26.400+01:00</updated><title type='text'>Eloge de mes cicérones</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il en est un que je connais et l’autre – une – que j’apprends à connaître. Le premier est mon ami, mon frère d’armes, un vrai Roi dont il arbore le prénom et qui à chaque rencontre – réelle ou virtuelle – n’en finit pas de m’apprendre, de me surprendre. La seconde est une découverte comme seul le nouveau siècle permet de les réaliser. Une merveille de sensibilité, de justesse et d’à-propos, avec laquelle je devine partager quelques points qu’on dit communs et qui, pour le bon goût de ceux-ci, mériterait d’être Reine. Un homme. Une femme. Un compagnon de route. Une inconnue. Deux âmes dont les textes laissent deviner toute l’étendue de noblesse et d’humanité qui les pare. Deux sources intarissables d’un nouveau plaisir de lire, de réagir, d’imaginer et – plus récemment – d’écrire. Les traces de leurs pas sur la sente numérique m’ont guidé ici, ils m’ont donné le courage et réappris la conviction que l’écrit et les idées sont fait pour être partagés. Ces cicérones fussent-ils les seuls avec qui le partage s’opère que le monde aurait déjà changé en bien. Je ne recommanderai toutefois jamais assez au lecteur de passage de favoriser leurs pages (rubrique links) d’une visite, d’où il ressortira grandi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que Variable et Mafalda trouvent ici l’expression d’une gratitude aussi vraie qu’elle est sincère, et sachent qu’ils me compteront toujours parmi leurs fidèles.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114211195720709751?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114211195720709751/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114211195720709751' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114211195720709751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114211195720709751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/eloge-de-mes-cicrones.html' title='Eloge de mes cicérones'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114200574839597927</id><published>2006-03-10T16:48:00.000+01:00</published><updated>2006-03-10T16:49:08.403+01:00</updated><title type='text'>Le bâton du destin</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;A l’instar de la faux dont s’affuble celle qui, un jour, nous emportera, son prédécesseur le destin - mon destin - était dimanche équipé d’un bâton. Un de ceux, paraboliques, fait d’un bois dont on construit les cabanes, dans le pays de la chanson. Mes mains s’en sont saisies, comme le feraient celles d’un brave sûr d’empoigner sa fortune. A moins qu’elles ne se soient laissées conduire par lui, comme l’orchestre par la baguette de son chef, au fil de lignes déjà écrites. Comment l’aurai-je su ? Glissent alors et se croisent, qui sur le miroir d’un effort éphémère, qui sur celui de vanités perdues, maîtres et jouets de la destinée. Chacun parmi les siens veille à faire le meilleur usage dudit bâton, qui deviendra peut-être l’auteur du prochain instant de joie collective. Passent les minutes où gagne l’essoufflement du temps qui passe. On élabore, on construit, on tente, on croit toucher au soleil pour mieux se replier, résister, laisser passer une courte averse avant de revenir à la charge, faire tonner le prochain orage. Et puis soudain, une ouverture. Mains et bois font leur office, triangulation impeccable, joie du marqueur, embrassades. Deux ans d’abstinence se font alors moins lourds à porter, on revoit poindre ses vingt ans et on y retourne. La magie réopère une fois, puis une seconde, au travail de deux frères artisans, conjuguant en maîtres du bois de leurs destins frappes lourdes et légères déviations pour finir par rire aux éclats, comme ils le faisaient de leurs bonnes farces d’antan. Alors, on ne revoit plus ses vingt ans, on les a. Au point que de brave, on devient téméraire. L’outil du luthier devient celui du forgeron, on en use plus seulement pour créer mais, aussi, pour défendre. Alors se rebelle le destin. Froissé d’avoir vu un de ses jouets l’usurper - poupée se croyant marionnettiste - il en envoie un autre corriger l’importun au gré de ce que le mortel appellera un aléa. Simple mouvement. Attaque contre défense. Pas d’enjeu, rien à gagner, rien à perdre. Deux bâtons s’entrechoquent pour glisser l’un sur l’autre. Le dernier mot revient à celui du destin qui déchirera arcade, paupière et fera couler le sang. Façon de démontrer qui tient l’autre entre ses paumes. C’aurait pu être un œil ou une dent biblique. Ca ne l’a pas été. Le destin reste mon maître, mais il n’est pas rancunier.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114200574839597927?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114200574839597927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114200574839597927' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114200574839597927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114200574839597927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/le-bton-du-destin.html' title='Le bâton du destin'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23754341.post-114194055160897754</id><published>2006-03-09T22:39:00.001+01:00</published><updated>2006-03-10T10:00:20.176+01:00</updated><title type='text'>Ardbeg ou l'invitation au voyage</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sa couleur or rose et ses reflets chatoyants invitent à le placer entre lumière et regard, pour en percevoir la saisissante beauté, s’imaginant un instant le rayon puissant de notre astre crevant un plafond de nuages gris et bas. Puis on s’approche, lentement, à pas mesurés et les yeux clos pour humer des effluves de terre, de fumée, de sel et d’iode. Immédiatement, surgit aux oreilles un bruit de ressac. Pas de doute, l’océan est là. Au bruit de vagues succède ce fumé, entêtant, obsédant, ombrageux, tourbé. On quitte l’écume qui voudrait noyer la roche pour prendre le chemin d’une lande d’humide bruyère, toute proche. Alors s’y découvre le calme des tourbières et, plongeant la main dans le grain du sol on se prend à entendre, au loin, le cri d’une grouse (ou était-ce un faisan ?). Les lèvres plongent et le lien est fait, aussitôt. Les mots dont nos sens cajolaient notre cœur se révèlent. Un corps plein, ferme, complétant une mélodie qui n’attendait que celui-ci pour devenir parfaite. En bouche, la symphonie s’instille, en douceur d’abord pour devenir plus forte ensuite, jusqu’à bousculer des papilles qui n’en demandaient pas tant, avant de s’éteindre comme un soleil de mars se couche sur les flots ridés. Ces instants d’éternité, j’aurais pu les vivre sur les rives de Skye, joyau que les Dieux ont offert à l’Ecosse, et qui leur rend par son nectar le plus vibrant des hommages. Ils n’ont été que le fruit du plaisir que j’ai pris à contempler, puis à respirer, pour enfin goûter à cet Ardbeg à l’âge d’enfant. Dix ans. Dix ans que j’attends. Je ne suis jamais allé en Ecosse. J’irai. Un jour. Ce soir, l’espace de ces moments aussi fugaces qu’ils étaient prenants, l’Ecosse est venue à moi, je l'ai tenue au creux de ma main.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23754341-114194055160897754?l=oldsargebugle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/feeds/114194055160897754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23754341&amp;postID=114194055160897754' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114194055160897754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23754341/posts/default/114194055160897754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://oldsargebugle.blogspot.com/2006/03/ardbeg-ou-linvitation-au-voyage.html' title='Ardbeg ou l&apos;invitation au voyage'/><author><name>The Old Sarge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17162988844083274833</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
