Lettre ouverte à Votre Excellence
Excellence, de vous je garde le souvenir d’un homme droit. D’un exemple prêchant par l’exemple. Voilà bien des années que le plaisir et l’honneur de vous côtoyer – ne fût-ce qu’un bref instant entre boue, paperasse et poussière – ne m’a plus échu, mais le souvenir demeure. Bien vivace. Et vos leçons, vos précieux conseils portent leurs fruits aujourd’hui encore pour qui a su les écouter, les prendre pour ce qu’ils furent. Des valeurs simples, utiles, pérennes. Excellence, j’ai comme tout un chacun eu le loisir de suivre votre éminent parcours, remettant bribes et parcelles de celui-ci dans le contexte de l’époque où vous me guidiez et moi vous suivais. Car vous fûtes plus qu’un chef, Excellence, un mentor pour chacun, jamais avare d’une recommandation, chaleureux sans être trop familier, exigeant souvent, dur quelquefois et juste toujours. Et drôle aussi. Un exemple à suivre, un exemple suivi. Prêchant le mérite sans omettre les moins méritants. Amenant ceux-ci à trouver en eux le courage de se dépasser, vous les avez conduits à une juste place dont certains ignoraient qu’elle put être la leur. Votre large culture de toutes choses, Excellence, fut elle aussi un rai de lumière au milieu de la verte grisaille. Rare et d’autant apprécié. Nul doute ainsi qu’on vous trouve revêtu de ce titre que vous portez si bien, après en avoir endossé d’autres, non moins honorables que vous magnifiiez alors. Ce pays et son appareil ont une bien belle fortune de trouver en votre personne un si probant serviteur. Et je me réjouis au titre de citoyen qui est le mien de vous savoir en bonne place au sein de celui-ci après l’avoir été, réjoui, sous une autre forme, en d’autres circonstances. Excellence, il est mille mémoires dont je n’omets pas de me rappeler aux jours de doutes, il est mille petits riens desquels j’aurai la joie sincère de vous entretenir. Peut-être à la faveur d’une rencontre, fortuite, une fois, un jour. Car bien que nos chemins se soient maintes fois croisés, de proche en loin, les attributions qui sont aujourd’hui les vôtres, comme l’étaient celles d’hier d’ailleurs, n’invitent qu’à l’improbable d’une répétition du passé. Puissent, Excellence, les hommes et les femmes qu’aujourd’hui vous menez prendre conscience du privilège qui est le leur de frayer en si bonne compagnie que la vôtre. Puissent-ils s’enrichir à votre contact comme beaucoup d’autres l’ont fait sous vos auspices, pour le bien de ce pays. Excellence, le respect que je vous porte tout comme celui dont vous m’avez gratifié m’apparaîtra toujours comme l’extrême contraire d’un dû que ne manquent pas de cultiver les béotiens, il est un partage, une marque de confiance que je garderai toujours avec moi. Des regards francs, des paroles vraies, de l’exemption d’inutiles ambages qui auront présidés à nos interactions je vous sais gré, Excellence. Et permettez-moi, par ces quelques mots, de vous manifester mon entière considération et mes plus authentiques vœux de succès dans la nouvelle mission que vous embrassez. Qu’ils vous accompagnent, Excellence, comme vous m’avez accompagné. Semper Fi.

5 Comments:
A aymard de St-Senestre: Monsieur ou Madame, sachez que la personne dont le portrait a été brossé ici n'est pas du genre à répondre de la sorte. Sachez qu'il y a sur cette Terre, ceux qui font avancer les choses par une clairvoyance indubitable et ceux, comme vous, qui ne pense qu'à semer la médiocrité, la frustration et la diarhée verbale. Je me demande d'ailleurs d'où vient cette particule que vous portez dans votre nom? Vos mots ne sont pas de la cour des Grands! Même les gueux qui croupissent dans leur fiente sont plus raffinés.
Honte à vous, vilain!
Pectus est quod disertum facit...
...autant dire que les leçons de prose d'un aristocrate de Prisunic ne me sont ici que de peu d'intérêt.
Ha, ha, ha. Vous êtes impayable Monsieur De. On trouve sûrement dans vos proches cousins le Shériff de Nottingham ou le Prince John son maître, non ? A moins que la reine Elizabeth elle-même soit votre grande-tante par alliance. La consanguinité des aristos n'a pas que du mauvais dirait-on, ça peu rendre drôle, ha, ha, ha. A propos, quand donc aura-t-on le plaisir de vous admirer dans les pages de 'Point de Vue images du Monde' (avec un grand M). Nous autres gueux en serions très honorés. Bref, pour être l'héritier d'un oiseleur, pas étonnant que vous soyez un aussi drôle de volatile. Voilà, c'était ce qu'un soldat de pacotille sait pratiquer de mieux : l'ironie de corps de garde. Et sans rancune l'Aristo !
Basse-Saxe? Basse par l'altitude ou par le rang social??
Oiseleur attitré... Avec la grippe aviaire, je me ferais du souci! Nettoyer les cages des pigeons et coudre des paupières de rapaces, ça sent vraiment la piétaille anoblie pour bon service rendu. La basse-cour, au sens premier du terme. Personnellement, je préfère le haut du pavé, que le bas du panier!
Mes respects, Monsieur le roitelet de basse-cour.
Et si votre nez coule, je recommande le Tamiflu.
La basse-cour de basse-Saxe!! Tout est bas chez vous, Monsieur l'Aristo!
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