Etat d’âme
Miroir des vanités,
Comme je te regarde,
Mon reflet tu lardes,
Et ne me donnes que vérité,
Mirage de l’unité,
De la cité sarde,
Le souvenir me tarde,
Et ne m’apporte que regrets,
Miracle de l’imaginé,
Si attendu, tant espéré,
De l’armure d’airain tu me bardes,
Mirabilis, ô enchantée,
Puisse à ta clarté,
Le bronze ne point devenir harde.
Comme je te regarde,
Mon reflet tu lardes,
Et ne me donnes que vérité,
Mirage de l’unité,
De la cité sarde,
Le souvenir me tarde,
Et ne m’apporte que regrets,
Miracle de l’imaginé,
Si attendu, tant espéré,
De l’armure d’airain tu me bardes,
Mirabilis, ô enchantée,
Puisse à ta clarté,
Le bronze ne point devenir harde.

3 Comments:
La merveille des mots - en tout cas des mots que vous utilisez - c'est que l'on n'a pas besoin de comprendre rationnellement pour se sentir interpellé et à l'écoute...
Je ou On pourrait donner toutes sortes de sens aux mots qui sont ici posés. Ce serait enfermer ceux-ci qui se veulent ouverts, libres. Comme des oiseaux migrateurs revenant au printemps picorer les graines d'un jardin qu'ils avaient quitté, l'hiver arrivant. Et (un grand éclair de lucidité zèbre mon ciel perso) je ne suis pas sûr d'être toujours rationnel. Pas là en tous cas. Merci pour votre appréciation.
Tu iras t'enquérir de la notion de lucidité de Léo Ferré! Ca va te plaire. Et ça remet la rationalité là où elle doit être. Magnifiques mots. Simples, puissants, dont seul le coeur de celui qui les a posés pourra comprendre le sens profond.
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