dimanche, mars 19, 2006

Crise de flemme

Voilà. Comme cette journée achève de se terminer, elle termine de m’achever. Non point que c’eût été un mauvais dimanche, farci d’embrouilles diverses ou alors d’un mortel ennui. Que nenni ! Soleil, sourires, réjouissances, activité intense, la belle journée bien remplie, quoi. Peut-être trop. Au point que les premiers traits de flemme qui me gagnaient il y a encore quelques instants semblent s’être installés pour durer. Une sorte de formidable coup de pompe m’étreint – a priori pour ne plus me lâcher – qui susurre à mon oreille des : ‘laisse tomber !’, ‘tu l’écriras demain ton billet’, ‘lâche la compresse et va te remiser’, et cætera, à l’avenant. J’aurais pourtant mille sujets à aborder, des plus essentiels aux plus futiles dont ma besace est bien garnie et ne semble présentement manquer d’aucune (source d’) inspiration. Mais voilà, je suis gagné par une puissante paresse. C’est un pêché mortel, je sais. C’est même le dernier des sept. Une raison de plus de penser qu’il doit s’agir du pire et que toute inaction à venir de ma part augmente le danger auquel je m’expose. On imagine pas souvent à quel point ne rien faire d’autre qu’être allongé sur un confortable canapé, un PC portable sur les genoux comme d’autres un chat, peut constituer un exercice mortel. Et encore les Dieux m’épargnent-ils sûrement le temps que mes doigts courent ici sur le clavier. Mais quand ils s’arrêteront (mes doigts, pas les Dieux ! Vous suivez ou votre flemme est pire que la mienne ?) Que ce passera-t-il ? Quand j’aurai fais sujétion complète à Belphégor et cliqué sur ‘shut down’, me saurai-je alors condamné à la damnation éternelle ou bénéficierai-je de la clémence du Divin ? Autant de questions qui agissent sur ma fainéantise comme l’alcool sur les médicaments et me donnent l’ultime courage de contrarier les Divinités, en persistant dans la torpeur. Je vous dis bonsoir. Et je retourne le petit écriteau suspendu à la poignée de la porte, vous laissant le soin de lire ce qui y est inscrit.
;-)

2 Comments:

Blogger David Humair said...

J'avoue que si tu as courru toute la Sainte journée dans tous les sens, je comprends que tu aies u ncoup de pompe. Pour ma part, jâi larvé de 1400 à 1800, alors qu'il faisait grand beau! Mais quel bien. Et merde, si on ne peut pas s'adonner à ce sport maléfique... la flemme! On court toute la semaine comme des malades. Le week-end, c'est fais pour se reposer, non!! Et comme disait l'autre: "Au Diable les varices!!". Je rétorque: "A nous, la paresse"!
Y a pas de mal à se faire du bien!! Je hais ce protestantisme rigoureux, qui prône l'austérité et l'auto-flagellation!! ;-)) Allez, Old Sarge, profites de ta cosse, tu l'as méritée!!

8:17 AM  
Blogger Myriam said...

Il y a des péchés qui sont autant de gourmandise (tiens, justement...) et Dieu (qui d'autre?) sait si ce sont les meilleurs! Voilà qui m'a paru d'une absolue évidence quand j'ai lu votre billet cet après-midi, entre deux coups de stress... Si qui que ce soit tient des comptes, alors je suis bonne pour un aller direct vers l'enfer. Mais j'ai dans l'idée que j'y serai en bonne compagnie... :-)

10:49 PM  

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