Escapades
Partir.
Pour se perdre ou pour se retrouver. Pour découvrir, voir ou revoir. Ou pour partir. Tout simplement. Pour laisser derrière soi ce qu’on retrouvera sous une autre forme devant. Et s’attabler, à la terrasse d’un café florentin, une gouleyante grappa accompagnant les derniers reflets d’or du couchant sur la façade du Palazzo Vecchio, ou à celle d’un bar à tapas sévillan les yeux dans le mince filet de ce qui pourrait être le Guadalquivir, dégustant anchois marinés et olives à l’huile vierge. Alors remonter plus au nord, loin de l’Alcazar, où demeurent les jardins mais l’eau se fait moins rare. Stockholm. Arriver de nuit est encore ce qui peut se faire de mieux. Un soir humide. Voir briller le pavé des milles feux animant les ruelles de la vieille ville avant que la rade, que la baie nous étreigne. Monter à bord du Malardrottningen et y passer la nuit pour s’offrir le matin ce qu’on a que trop brièvement vécu le soir. Brume et lumière en plus. Prendre sud-est ensuite pour retrouver une austère capitale polonaise, chargée des contrastes d’une bien lourde histoire. S’étonner devant l’ancienne cité – toute neuve – de ce que l’homme est capable de reconstruire avant de s’asseoir sur un banc du ghetto, de clore ses paupières, de prier et de s’émouvoir sur ce qu’il est capable de détruire. D’un ghetto à l’autre, retour sur sol italien, battre les berges d’authentiques canaletti aux désuets parfums d’exemption touristique. Croire qu’on boucle une boucle alors que celle-ci se perd dans une spirale infinie et puis... Et puis ? La Hollande ? La Roumanie ? Les montages slovènes ? Ou celles de l'oberland ? Quitter le continent ? Traverser mers et océans ? Ou revenir ?
Partir.
Pour se perdre ou pour se retrouver. Pour découvrir, voir ou revoir. Ou pour partir. Tout simplement. Pour laisser derrière soi ce qu’on retrouvera sous une autre forme devant. Et s’attabler, à la terrasse d’un café florentin, une gouleyante grappa accompagnant les derniers reflets d’or du couchant sur la façade du Palazzo Vecchio, ou à celle d’un bar à tapas sévillan les yeux dans le mince filet de ce qui pourrait être le Guadalquivir, dégustant anchois marinés et olives à l’huile vierge. Alors remonter plus au nord, loin de l’Alcazar, où demeurent les jardins mais l’eau se fait moins rare. Stockholm. Arriver de nuit est encore ce qui peut se faire de mieux. Un soir humide. Voir briller le pavé des milles feux animant les ruelles de la vieille ville avant que la rade, que la baie nous étreigne. Monter à bord du Malardrottningen et y passer la nuit pour s’offrir le matin ce qu’on a que trop brièvement vécu le soir. Brume et lumière en plus. Prendre sud-est ensuite pour retrouver une austère capitale polonaise, chargée des contrastes d’une bien lourde histoire. S’étonner devant l’ancienne cité – toute neuve – de ce que l’homme est capable de reconstruire avant de s’asseoir sur un banc du ghetto, de clore ses paupières, de prier et de s’émouvoir sur ce qu’il est capable de détruire. D’un ghetto à l’autre, retour sur sol italien, battre les berges d’authentiques canaletti aux désuets parfums d’exemption touristique. Croire qu’on boucle une boucle alors que celle-ci se perd dans une spirale infinie et puis... Et puis ? La Hollande ? La Roumanie ? Les montages slovènes ? Ou celles de l'oberland ? Quitter le continent ? Traverser mers et océans ? Ou revenir ?
Partir.

2 Comments:
Serait-ce le départ de variable qui vous crée des envies de voyage? :-) En tout cas, à vous lire tous les deux, ça me titille aussi. Je retournerais en Belgique, un pays dont je n'ai encore connu que le quart du tiers du commencement des richesses. En Italie également. Mais ça c'est une évidence, ça ne se discute pas, il faut que j'y aille au moins une fois par année, sans quoi je me dessèche. Sinon ce serait l'Asie, Vietnam suite et sans doute pas fin. Pour les priorités. Sinon ce serait partout.
En attendant, demain ce sera Zurich. Et puis ce soir, en m'imprégnant de vos goûts, de vos couleurs, de vos saveurs, de vos senteurs, c'était déjà un voyage...
Il doit y avoir un peu de ça... peut-être.
Zurich, ce sera pour moi la semaine prochaine.
Billet à venir donc sur ma perception bâtarde de welsche d'origine suisse-alémanique (et encore, ce n'est que le début de la complexité du personnage) du 'Downtown Switzerland', qu'on adore ou abhore.
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